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Ado surpoids : pourquoi consulter un·e diététicien·ne ?

Cabinet B

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ado surpoids consultation avec une dieteticienne
Approuvé par un·e ostéopathe DO

Une prise de poids à l’adolescence, notamment si elle est importante, peut être source d’inquiétude chez l’enfant et ses parents. Un·e diététicien·ne nutritionniste pour ado peut vous accompagner dans la prise en charge nutritionnelle de l’obésité de votre adolescent·e.

Au travers d’un accompagnement personnalisé et bienveillant, vous mettez en place ensemble un rééquilibrage alimentaire durable. Mais pas que. Repas équilibré pour ado en surpoids ou non, activité physique, comportement alimentaire, etc. De nombreux facteurs entrent en jeu. Votre nutritionniste vous permet de comprendre comment perdre du poids à l’adolescence, de façon saine et respectueuse de votre santé.

Un régime pour adolescent en surpoids ne doit pas reposer sur une perte de poids importante et rapide. Perdre du poids à l’adolescence doit être fait dans le respect des besoins et du rythme de votre adolescent. Petit-à-petit, pour des résultats qui durent dans le temps.

Anaïs Sanchez, diététicienne-nutritionniste, nous livre un exemple concret d’une consultation.

Contexte

J. est âgé de 11 ans. Avec ses parents, ils me consultent sur les conseils du médecin, du fait d’une prise de poids rapide dernièrement. Sur la courbe de poids du carnet de santé, il est en obésité.

Le patient n’est pas embêté par son poids et ne comprend pas pourquoi il est ici. Ce sont ses parents qui sont à l’origine de la consultation car ils ne savent pas comment améliorer la situation. Être accompagné·es par une tierce personne est parfois la solution pour permettre une prise de conscience chez l’enfant. Tout en instaurant un dialogue au sein de la famille.

Permettre à l’enfant de comprendre les intérêts et les bénéfices de cette démarche, permet de le responsabiliser. Et le guider vers une certaine autonomie.

En tant que parents, cela permet de prendre de la hauteur et du recul sur la situation. D’envisager les solutions possibles, car elles sont multiples.

Première consultation

Cette première consultation nous permet de nous rencontrer. Je peux en apprendre davantage sur le patient et ses habitudes. Elle nous permet d’instaurer une relation de confiance. Et de faciliter l’échange au sein de la famille sur des sujets parfois complexes autour du poids et de l’alimentation. Car l’alimentation est un sujet qui touche parfois à l’intime et à de nombreuses routines au sein de la famille.

Lors de cette première consultation je prends les mesures de taille, de poids et de tour de taille. J. est grand pour son âge. Lors de la pesée il est habillé et non à jeun. Il est en obésité du fait de son poids élevé qui augmente rapidement. Son tour de taille est également élevé.

  • Taille : 1m53
  • Poids : 69,5 kg en cabinet
  • IMC : 29,5 kg/m²
  • Tour de taille : 87 cm

Bilan général

Je fais un point sur le quotidien de toute la famille :

  • les horaires à la maison pour manger,
  • l’heure du coucher et du lever,
  • les activités extra-scolaires,
  • le temps passé sur les écrans,
  • l’école,
  • les antécédents médicaux familiaux.

Le patient a tendance à se coucher tard et passe beaucoup de temps sur les écrans.
Depuis le confinement, il a beaucoup diminué les activités sportives. A l’école tout se passe bien.

Ensuite, je questions la famille à propos des repas :

  • de quoi ils se composent ?
  • à quelle heure sont-ils pris ?
  • à la cantine comment ça se passe ?
  • sont-ils pris en famille ? devant la télé ?
  • combien de temps prennent-ils ?
  • etc.

Les habitudes alimentaires du patient

J’interroge J. sur ses habitudes alimentaires. Que ce soit à la maison ou à la cantine, J. mange peu de légumes et de fruits. Les produits sucrés sont très présents, notamment lors des desserts. Le petit déjeuner ne semble pas lui permettre de tenir toute la matinée. Et les repas sont pris rapidement devant la télé. Par ailleurs, J. a tendance à se resservir.

La prise de poids semble correspondre avec la confinement et l’arrêt des activités extra-scolaires. De plus, les repas sont peu équilibrés pour un enfant de cet âge.

Néanmoins, J. ne grignote pas entre les repas et boit principalement de l’eau et en bonne quantité. Aussi, il est à l’aise avec son poids. Ce sont des informations positives, et importantes dans le processus entrepris.

Définition d’une feuille de route

Je profite de ce moment pour rassurer l’adolescent et passer un message important aux parents. Le but n’est pas que leur enfant fasse un régime. Mais plutôt de ralentir la prise de poids à l’adolescence. S’il grandit plus vite en taille qu’en poids, il est possible de corriger la tendance.

Nous fixons ensemble plusieurs objectifs :

  • diminuer les produits sucrés, notamment lors du dessert,
  • ne pas se resservir sur les repas,
  • manger des légumes à chaque repas.

J. et ses parents repartent avec un exercice à faire : noter 1 journée de repas par semaine et mesurer quelques quantités sur les repas.

Deuxième consultation

Je revois J. 1 mois après la première consultation. Il n’a pas pris de poids et semble avoir suivi les conseils de notre première séance.

Résultats de la première consultation

Le patient a réussi, avec l’aide de ses parents, à mettre en place les objectifs définis lors de la première consultation. Il a néanmoins rencontré quelques difficultés. Je le constate également sur les repas qu’il a noté : ceux-ci sont relativement monotones.
Nous reprenons ensemble les objectifs afin de vérifier le niveau de difficulté de chacune :

  • Ne pas se resservir : petite difficulté,
  • Diminuer les produits sucrés : difficulté moyenne,
  • Manger des légumes à chaque repas : difficulté moyenne.

Des efforts à poursuivre

Le premier objectif n’engage que J. mais les deux autres engagent également toute la famille. Et notamment les parents, qui ont également des difficultés à changer leurs habitudes.

Cette situation est très fréquente. L’alimentation de l’enfant s’inscrit dans un contexte et un environnement sur lequel il n’a pas toute la maîtrise. L’accompagnement proposé repose justement sur la communication au sein de la famille. Afin de définir des objectifs réalistes qui s’intègrent le mieux possible à la routine quotidienne familiale.

Nous abordons les repas à l’extérieur. Durant ces temps, ses parents sont vigilants au fait que J. limite les quantités de nourriture. Ce réflexe est tout à fait fréquent, néanmoins les sorties sont l’occasion de moments conviviaux dont il faut profiter. S’ils restent peu fréquents, il est possible de ne pas poser de restriction ni d’interdit.

Le patient repart avec comme objectif de :

  • goûter de nouveaux légumes,
  • ajouter un fruit au petit déjeuner.

Troisième consultation

1 mois est passé depuis le dernier rendez-vous. Comme au début de chaque séance, nous faisons un point sur son poids et sa taille. À cet âge, les fluctuations sont fréquentes.
J. a pris 1 kg et a grandi de 2 cm. Il pèse 70,7 kg et mesure 1m55. Pour l’encourager, je valorise le fait qu’il a grandi.

Un accompagnement personnalisé sur le long terme

Nous nous revoyons après les vacances de noël. Le patient a perdu un peu de motivation du fait de sa prise de poids. Je le rassure ainsi que son papa. Encore une fois, la dynamique parents/enfant est importante. Je leur rappelle que cela fait partie du processus et que pour des résultats durables il est important d’éviter les frustrations.

Nous faisons un point sur les repas. J. m’explique qu’il passe à la boulangerie avec sa mère et sa sœur à chaque fois qu’il rentre de l’école. Mais le patient prend déjà son goûter à l’école, ce qui implique une double prise de goûter chaque jour.

Des objectifs raisonnables, pour un résultat durable

Je propose au patient de définir ensemble de nouveaux objectifs. De façon à le responsabiliser et à le rendre autonome.

Nous mettons d’abord un objectif sur le goûter : 1 seule fois par semaine, 1 viennoiserie. Le reste du temps, le patient se limite à un seul goûter.

Ensuite, je propose à J. un petit jeu sur les groupes d’aliments. Dans l’ensemble, il connaît les différents groupes d’aliments et réussit à classer les différents aliments qu’il consomme.

Néanmoins, à son âge, il classe déjà les aliments en « bon » ou « mauvais ». Nous refaisons un point sur l’utilité de chaque groupe et l’intérêt de se faire plaisir sans excès.

Quatrième consultation

Nous nous revoyons toujours 1 mois après la dernière consultation. Le patient a de nouveau grandi et mesure maintenant 1m57kg. Il a également pris 1kg et pèse 71,7kg.

Je rassure J. à propos de sa prise de poids, car il a aussi grandi. C’est important de valoriser le fait qu’il ait grandi pour l’encourager dans sa progression. Il doit reprendre le sport prochainement. Être actif va lui permettre de se sentir mieux. Ses parents ne sont pas présents en début de consultation.

Comprendre pour agir

Je propose au patient de faire des jeux autour de l’alimentation. Ces jeux sont une occasion ludique de comprendre le pouvoir des nutriments et leur impact sur la santé. Car il est difficile de faire des efforts sans voir la réelle portée.

Je commence par un jeu sur le sucre. Je propose à l’adolescent de visualiser en morceaux de sucre la quantité de sucre présente dans les produits qu’il consomme parfois. Nous regardons également ensemble où regarder sur les étiquettes pour connaître la quantité de sucre ajouté. Ces exercices permettent au patient de mieux comprendre ce qu’il mange et ce que cela lui apporte.

Enfin, nous réalisons un jeu sur les quantités. À l’aide de visuels sur plusieurs aliments, J. estime les quantités consommées. Ce jeu permet au patient d’évaluer ce qu’il mange, et d’en prendre conscience. Cela lui permet notamment de visualiser qu’il mange des quantités trop importantes.

Des résultats durables

Nous faisons un point avec son papa à la fin de la consultation. Nous voyons des idées de recettes avec des légumes qu’ils pourraient faire ensemble à la maison.

Nous abordons aussi le reppop. Un réseau de prévention et de prise en charge de l’obésité chez les jeunes enfants et adolescents. Nous discutons ensemble d’un futur séjour spécialisé sur l’obésité infantile avec le reppop.

Pour que ce séjour se passe bien, je me rapproche d’une diététicienne du reppop. Je lui fais part des différentes consultations durant lesquelles j’ai pu suivre le patient.

1 mois après, J. et sa famille me donne des nouvelles. Le séjour s’est bien passé. J. a repris le sport et rentre au collège. Il se sent bien et ses parents aussi.

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Rédigé par

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