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Traiter le syndrome de cyriax avec l’ostéopathie

Cabinet B

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syndrome cyriax ostéopathie
Approuvé par un·e ostéopathe DO

Vous souffrez de douleurs au niveau des côtes, du thorax et de l’abdomen ? Ces douleurs augmentent lorsque vous bougez le buste, inspirez profondément, riez, toussez ou encore éternuez ? Ces douleurs irradient au niveau de votre ventre et à l’arrière de votre dos ?
Ces symptômes pourraient traduire une subluxation des cartilages de certaines de vos côtes. Cela a pour conséquence de comprimer votre nerf intercostal. Autrement dit, vous pourriez souffrir de ce que l’on appelle le syndrome de cyriax.

Mais qu’est ce qui peut bien causer ce trouble ? Comment soulager les douleurs fortes et spontanées apportées par le syndrome de cyriax ? Est-il possible de traiter cette subluxation de manière naturelle et notamment avec des soins ostéopathiques ? On vous apporte toutes les réponses ici.

Syndrome de cyriax : de quoi s’agit-il ?

Le syndrome de cyriax correspond à une subluxation ou à une malformation des cartilages antérieurs de certaines côtes. Et notamment des 8ème, 9ème, et 10ème côtes, soit les côtes inférieures.
On retrouve cette affection le plus souvent du côté droit, bien qu’elle puisse aussi apparaître côté gauche.
Afin de comprendre pourquoi ces côtes sont particulièrement exposées à un risque de subluxation, faisons un petit point anatomie.

Le point anatomie

On appelle ces dernières côtes les « fausses côtes » car elles possèdent un cartilage commun pour s’articuler au sternum. Contrairement aux 6 premières côtes qui elles ont chacune leur cartilage propre. C’est lorsque ce cartilage devient trop mobile que l’on parle du syndrome de cyriax.
Cette mobilité excessive entraîne alors le basculement d’une côte sur celle située au-dessus, ce que l’on appelle subluxation. Cela cause de ce fait une compression du nerf intercostal.

Luxation ou subluxation ?

On parle de luxation lorsque deux extrémités osseuses au sein d’une même articulation se déplacent. Elles perdent alors le contact entre l’une et l’autre. Une subluxation en revanche désigne une luxation incomplète. C’est-à-dire que les mouvements naturels de l’articulation sont altérés, et les os ne se mobilisent plus de façon juste physiologiquement.

Syndrome de cyriax : symptômes, causes et prévalence

Les hommes semblent plus touchés que les femmes par cette atteinte.1 Et celle-ci survient généralement entre 20 et 80 ans.2

Les symptômes

C’est notamment lorsque vous toussez, éternuez, ou faites un mouvement brusque qu’une douleur très vive peut être ressentie. Elle apparaît déclenche souvent au niveau des côtes basses. Et peut se déclencher également lorsque vous prenez une grande inspiration et que vous soufflez.
Celle-ci peut même être ressentie jusqu’au ventre et à l’arrière, au niveau du dos.
Vous pouvez alors avoir des difficultés à effectuer des mouvements de rotation du buste. Ou encore, à vous pencher en avant. Il convient cependant de ne pas confondre le syndrome de cyriax avec la névralgie intercostale.
Les douleurs engendrées par le syndrome de cyriax s’apparentent souvent à des douleurs digestives. Elles peuvent devenir très handicapantes.

Qu’est-ce qui cause le syndrome de cyriax ?

Des traumatismes directs ou indirects sur les côtes sont dans la majorité des cas à l’origine du syndrome de cyriax.

  • Traumatismes directs : traumatisme ou choc qui a eu lieu directement sur les côtes. On retrouve notamment ce type de traumatisme dans les sports de contact comme le rugby3 ou encore le handball. Il peut également s’agir d’un accident, comme d’une mauvaise chute au ski. Ou encore, un accident sur la voie publique ayant généré un choc direct sur les côtes.
  • Traumatismes indirects : les cartilages des côtes n’ont pas été mis à mal par un choc direct. L’atteinte est ici causée par un effort musculaire violent. Comme notamment un travail manuel de force ou encore le port de charges lourdes. Cela peut aussi venir d’un effort de poussée intense ou lors d’un accouchement. Un éternuement particulièrement fort peut venir créer un traumatisme indirect et causer un syndrome de cyriax.

Syndrome de cyriax : diagnostic et traitement

Un diagnostic difficile

Parfois, l’atteinte n’est identifiée qu’après plusieurs mois voire plusieurs années écoulées.

Il peut être difficile de diagnostiquer le syndrome de cyriax. Et ce, malgré plusieurs consultations et examens effectués auprès de spécialistes. L’une des raisons est la difficulté à localiser vos douleurs.
Un sentiment d’être mal accompagné·e peut alors s’installer, associé à une certaine incompréhension. Vous pouvez de ce fait vivre une période particulièrement anxiogène et notamment lorsque ces douleurs apparaissent à l’avant du thorax.

La présence de douleurs projetées

Ce syndrome peut engendrer des douleurs projetées4 viscérales. Ces douleurs peuvent être le signe d’un problème au niveau du foie, de la vésicule ou encore de l’estomac. Il convient donc d’effectuer un diagnostic différentiel pour écarter toute pathologie et atteinte viscérale.

Votre médecin effectue alors des techniques dites de provocation pour reproduire le mécanisme de la douleur et confirmer le diagnostic.

Les examens radiologiques ou échographiques ne sont en général pas à même d’identifier la pathologie.

Syndrome de cyriax : quel traitement ?

Le traitement généralement prescrit consiste en la prise d’anti-inflammatoires5 et le port d’un bandage élastique. Cela reste à discuter directement avec votre médecin qui vous conseille en général également immobilité et repos.

Le recours à la chirurgie est parfois proposé pour inciser la partie de la côte qui comprime le nerf. Néanmoins, l’opération reste particulièrement rare.6

Syndrome de cyriax : le champ d’action de l’ostéopathie

Les douleurs du syndrome de cyriax sont liées à l’irritation d’un ou de plusieurs nerfs intercostaux. Nerfs qui se sont retrouvés coincés entre deux côtes.

La prise d’anti-inflammatoires et l’immobilisation, que vous soyez assis·e ou couché·e, semble être le seul moyen pour calmer vos douleurs. Pourtant, ne plus bouger dans l’espoir que les douleurs soient soulagées n’est pas forcément la solution.

Le travail de l’ostéopathe consiste principalement à soulager la douleur et à vous faire gagner en mobilité.

Localiser l’atteinte

Votre praticien·ne commence par identifier la ou les côtes incriminées et la localisation de l’atteinte. Afin de comprendre quel en a été le mécanisme compressif. Cela permet notamment à l’ostéopathe d’évaluer les mouvements qui déclenchent vos maux.

Soulager la douleur

L’étape suivante consiste pour votre ostéopathe à soulager votre douleur7. Lors de la subluxation, on constate un durcissement articulaire dû à l’étirement des ligaments. L’ostéopathe doit donc ici veiller à relâcher vos ligaments afin de décomprimer le ou les nerfs mis à mal.

Les techniques ostéopathiques consistent à rétablir les fonctions musculo-squelettiques. C’est-à-dire réajuster l’articulation sur le placement des os et des cartilages ainsi qu’au niveau musculaire. Afin d’éviter l’irritation de base. Il s’agit de remettre de l’ordre entre différents muscles :
ceux du dos s’insérant sur la côte en question,
les muscles respiratoires,
et ceux du bras passant par l’omoplate comme le trapèze par exemple.
L’objectif est que ces muscles fonctionnent en synergie, ensemble.

Des soins au cas par cas

Les soins ne s’arrêtent pas là. En effet, l’ostéopathe s’adapte au traumatisme dont vous avez été victime et à la chronicité de vos douleurs.

En plus de soulager vos douleurs, l’ostéopathe s’intéresse surtout à identifier et traiter la source de vos maux. C’est un travail global sur l’ensemble de votre colonne vertébrale et de votre organisme.

Soulager les contraintes à la suite d’un traumatisme direct

Dans le cas d’un choc direct, votre structure thoracique peut avoir subi d’importantes contraintes. Elle peut se retrouver comprimée et peut subir une torsion.

En résulte une douleur qui irradie dans le dos. Cette douleur témoigne d’une compression de l’articulation entre les vertèbres et les côtes à l’arrière. Une technique dite structurelle peut parfois être nécessaire pour débloquer l’articulation. Cette fameuse technique qui peut faire un “crack”. Et si vous ne vous sentez pas à votre aise avec ce type d’ajustement ? Il vous suffit de le signaler à votre ostéopathe qui pourra s’adapter et utiliser d’autres techniques.

Débloquer le système musculaire

Les systèmes musculaires qui s’insèrent sur vos côtes, vertèbres cervicales mais aussi lombaires et votre bassin sont particulièrement sollicités. En plus de pallier au manque de mobilité de la zone, ils essayent de remédier à la douleur. Pour cela, ils s’adaptent et prennent une posture dite antalgique, dont le but est d’éviter la douleur.

Cette sur-sollicitation peut entraîner le caractère chronique de vos douleurs. Elles peuvent apparaître alors comme secondaires, déclenchées à la suite de troubles ou tensions à distance de la zone de blocage. La colonne cervicale ou la colonne lombaire sont principalement concernées dans ce cas.

Soulager le diaphragme

Les douleurs de ventre qui imitent une affection du foie et de la vésicule peuvent concerner un autre muscle qui s’insère sur vos côtes : votre diaphragme. Celui-ci peut se retrouver spasmé pour plusieurs raisons.

Il peut s’agir de quintes de toux avec des contractions violentes successives. Ou encore, de contractions intempestives provoquées par la douleur. Il convient alors pour votre ostéopathe d’effectuer des techniques douces qui visent à réhabiliter musculairement le diaphragme.

Inspecter le bassin

Vos douleurs peuvent aussi être liées à un traumatisme ancien au niveau du bassin. En effet, l’insertion du carré des lombes sur les côtes basses peut être contractée et tracter les côtes vers le bas.
Le muscle carré des lombes est situé en profondeur, entre vos viscères et les muscles de votre dos.

Il s’agit dans ce cas d’un traumatisme à distance au niveau du bassin. Le travail de votre ostéopathe consiste ici à rééquilibrer la position du bassin pour soulager les contraintes sur vos côtes.

Réduire le stress pour limiter les douleurs

Les douleurs apportées par le syndrome de cyriax peuvent devenir une véritable source d’angoisse et de stress. Et ce, notamment à cause du manque de mobilité qui vient compromettre vos activités et votre quotidien.

Le stress crée bien des tensions. L’étau éventuellement présent au niveau de votre cage thoracique peut venir accentuer l’effet compressif de votre côte sur le nerf ! Vous pouvez alors avoir l’impression de ne pas trouver votre souffle, comme si vous étiez comprimé·e en permanence, comme étouffé·e.

Votre ostéopathe peut travailler sur votre cage thoracique en la relâchant via différentes techniques.

En post-partum

La grossesse entraîne des changements physiologiques. L’accouchement peut accentuer des pressions déjà existantes, ou en induire de nouvelles.
Notamment si l’accouchement a été instrumentalisé. En effet, les instruments d’aide à l’accouchement peuvent endommager le périnée, mais des pressions importantes surviennent aussi lors des efforts de poussée. Et ces efforts de poussée peuvent provoquer des subluxations des côtes à cause de la pression intra-abdominale.

L’ostéopathe va donc soulager les tensions et les pressions exercées sur les côtes lors de l’accouchement.

Vérifier les cicatrices

Des fibroses ou encore des adhérences cicatricielles post opératoires peuvent donner des douleurs thoraciques provoquées par le syndrome. Ces adhérences cicatricielles, en tirant sur les côtes, provoquent de nouvelles contraintes. Contraintes qui peuvent augmenter le risque d’apparition du syndrome de cyriax.

Un travail en douceur sur les adhérences cicatricielles permet alors une meilleure vascularisation des tissus cicatriciels. De plus, elle octroie aussi une meilleure mobilité à la cage thoracique.

Et en cas de luxation complète ou de fracture ?

L’ostéopathie est particulièrement efficace dans la prise en charge du syndrome de cyriax et permet de soulager rapidement les douleurs. Cependant, lorsqu’il s’agit d’une luxation complète ou encore d’une fracture, une prise en charge d’urgence est nécessaire.

Notes et réferences

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  1. https://www.informationhospitaliere.com/syndrome-de-cyriax-symptomes-duree-et-traitements
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  2. https://www.notrefamille.com/sante/encyclopedie-sante/syndrome-de-cyriax-17640
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  3. https://lynxperformances.com/les-blessures-en-rugby-a-xv-revue-analyse-des-derniers-chiffres/
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  4. https://ressources.unisciel.fr/physiologie/co/grain8C.html
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  5. https://www.informationhospitaliere.com/syndrome-de-cyriax-symptomes-duree-et-traitements#Les_traitements_contre_le_syndrome_de_Cyriax
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  6. https://douleurs-musculaires.ooreka.fr/astuce/voir/565577/syndrome-de-cyriax
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  7. https://www.informationhospitaliere.com/syndrome-de-cyriax-symptomes-duree-et-traitements#Losteopathie
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