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La spondylarthrite ankylosante

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Approuvé par un·e ostéopathe DO

Votre dos vous fait particulièrement souffrir le matin ? Ces douleurs vous réveillent parfois en pleine nuit et vous êtes sujet·tes à de nombreuses tendinites ? Vous souffrez peut-être d’une spondylarthrite ankylosante.

C’est une maladie rhumatismale appelée aussi SPA, spondylarthrite, SA, ou encore spondylite ankylosante. Ce syndrôme demande à être traité rapidement afin de ne pas perdre en mobilité avec le temps.
Retour sur cette pathologie chronique inflammatoire, ses symptômes, ses causes. Et la prise en charge par les médecines traditionnelles et alternatives, notamment l’ostéopathie.

Une spondylarthrite ankylosante, qu’est-ce que c’est au juste ?

Une maladie inflammatoire

La spondylarthrite ankylosante est une maladie inflammatoire. Comme un type d’arthrite qui concerne davantage votre colonne vertébrale et les articulations de votre bassin.

Il s’agit d’une inflammation :

  • du rachis cervical : c’est une zone qui comporte 7 vertèbres cervicales. Elle part de la base de votre crâne pour finir au bas de votre cou.
  • et du bassin. Elle touche plus précisément l’articulation sacro-iliaque : c’est l’articulation du sacrum avec les deux os iliaques.

Cette maladie touche essentiellement l’adulte jeune, entre 20 et 30 ans. Et plus particulièrement les hommes. Elle peut parfois survenir dès l’adolescence.

Elle peut aussi affecter vos genoux, vos hanches et vos épaules.

Une maladie auto-immune

Il s’agit d’une maladie auto-immune : votre corps combat vos propres cellules car il pense qu’elles représentent un danger. Comme si votre système immunitaire ne savait plus vraiment dans quel camp se placer. On observe aussi ce type de dérèglement à l’origine d’autres maladies : sclérose en plaques, maladie de Crohn. Ou encore le diabète de type 1, pour ne citer qu’elles.

Bien que la spondylarthrite ankylosante soit difficile à diagnostiquer, une prise en charge rapide est nécessaire. En effet, elle peut endommager votre colonne vertébrale si l’inflammation n’est pas traitée rapidement. Ce qui peut alors générer une perte de mobilité et une certaine limitation dans vos mouvements.

Quels sont les symptômes de la spondylarthrite ankylosante ?

Le premier symptôme de la spondylarthrite ankylosante est la douleur. Elle commence au milieu du dos puis se diffuse le long de la colonne.

Ces maux peuvent devenir relativement handicapants au quotidien. En effet, vous pouvez avoir des difficultés à marcher, à effectuer certains mouvements, entre autres.

Un ressenti dès le réveil

Ces douleurs rhumatismales sont surtout ressentis au réveil. Mais il est aussi fréquent que ces douleurs vous réveillent en pleine nuit. Puis elles ont tendance à se calmer au fil de la journée.

Au petit matin, vous constatez une certaine raideur de la nuque et du bassin. Au niveau de la fesse et de la colonne vertébrale. Il est possible que vous ressentiez aussi des douleurs périphériques. À savoir au niveau des articulations des genoux et des chevilles.
Aussi, vous pouvez souffrir d’une atteinte spécifique des orteils ou des doigts. Alors l’un d’eux devient rouge et gonflé.

Enfin, vous pouvez avoir du mal à poser le pied au sol car le talon est particulièrement touché. Ce qui entraîne des difficultés à marcher.

Un repos qui ne soulage pas les maux.

Lorsque vous êtes en crise, aucune position ne soulage la douleur. On parle alors de crises.
Le repos ne soulage pas vos douleurs, d’ailleurs il peut même les aggraver.
Une activité physique peut en revanche vous soulager. Car elle permet de garder une certaine mobilité au niveau des articulations. Et ainsi de réduire la raideur de votre colonne vertébrale.
Il est nécessaire que cette pratique soit adaptée. Parlez-en directement avec votre équipe médicale : médecin, kiné ou ostéo.

Une alternance de périodes de crises…et de rémission

Ces douleurs se manifestent dans des périodes de crises. Celles-ci peuvent durer de quelques jours jusqu’à plusieurs mois. Elles sont ensuite suivies de phases de rémission. Alors, les symptômes se font moins ressentir, voire disparaissent complètement.

Généralement, plus la maladie évolue, plus les phases de crises sont longues et rapprochées.

Durant ces périodes de crise, un fort état de fatigue se fait souvent ressentir.

Quelles sont les causes de la spondylarthrite ankylosante ?

Un facteur héréditaire

Dans la spondylarthrite, on note une prépondérance du rôle de l’hérédité. En effet, il existe un ou plusieurs membres de la famille atteints de cette maladie dans la majorité des cas. Le terrain génétique se confirme dans 80 à 90% des cas avec la présence du gène HLA b27.

Cependant, certaines personnes peuvent compter ce gène sans pour autant être atteintes de la maladie.

Une défaillance du système immunitaire

Un dérèglement du système immunitaire peut aussi être à l’origine de cette maladie. En effet, une flore intestinale perturbée voire déréglée, peut, entre autres, accentuer la maladie.

Un contexte environnemental à considérer

Le facteur environnemental entre aussi en ligne de compte. D’ailleurs, certaines études montrent que le tabac est un facteur en cause de la spondylarthrite ankylosante.1

Diagnostic et prise en charge

Diagnostic

Le diagnostic de spondylarthrite ankylosante est parfois tardif après son déclenchement. Notamment car l’atteinte apparaît seulement au-delà d’un stade avancé.

Aussi, la radiographie ne décèle pas de lésions au début de la maladie. Ce qui ne facilite pas la détection de la maladie.

Alors, seul l’évaluation de vos symptômes et de vos ressentis oriente votre médecin pour réaliser le diagnostic.
Mais comment savoir si vous souffrez d’une spondylarthrite ? Certains signes cliniques permettent d’aiguiller le diagnostic.

Au réveil, vous souffrez d’une certaine raideur au niveau de la nuque. Il vous faut en général plusieurs minutes pour démarrer. Vous avez des douleurs vives au niveau de la fesse, ainsi que de fortes douleurs au talon. Elles peuvent même vous réveiller en pleine nuit.
Enfin, regardez vos doigts et vos orteils au réveil. En général, un seul de vos orteils ou doigts est gonflé et très rouge.

Traitement

Aucun traitement n’existe malheureusement à ce jour pour guérir complètement d’une spondylarthrite ankylosante. Cependant, de nombreuses solutions permettent de gérer les symptômes et de réduire considérablement la douleur et l’inflammation.

Si vous êtes atteint·es de la spondylarthrite ankylosante, il est primordial d’effectuer une activité physique adaptée de manière régulière. Marcher, réaliser des étirements doux sans force et guidés par la respiration, etc. Le but est de pallier à l’inflammation et freiner l’évolution de la maladie.

Votre médecin fixe avec vous le premier traitement, à base d’ anti-inflammatoires non stéroïdiens, les AINS. Ces médicaments permettent de diminuer l’inflammation et les douleurs. Ce traitement peut parfois s’étaler sur plusieurs semaines. Discutez-en avec votre médecin.
Dans un second temps, un accompagnement en kinésithérapie et ostéopathie permet un soulagement optimal de la spondylarthrite ankylosante.
L’inflammation va en effet venir générer raideur, difficultés respiratoires, ou encore troubles digestifs, que les soins manuels vont venir soulager.

Quelle approche propose l’ostéopathie ?

L’ostéopathie offre un traitement complémentaire à la spondylarthrite ankylosante. Et souvent alors même que le diagnostic n’ait été posé. En effet, vous pouvez consulter pour des douleurs persistantes, sans même savoir que vous êtes atteint·es du syndrôme.
D’ailleurs, cette consultation permet souvent de vous orienter. Et parfois même de sortir d’une errance thérapeutique.

Ainsi, l’ostéopathie freine l’évolution de la maladie et réduit la fréquence d’apparition des crises.

Comprendre et identifier vos maux

Afin d’identifier vos zones de tensions, votre ostéopathe procède en amont à quelques tests en douceur.

Son action se concentre dans un premier temps sur vos structures afin de libérer les tensions musculaires et fasciales. Puis, il s’agit de contrôler votre système articulaire.

Le soin se concentre sur le fait de faire gagner en mobilité à votre colonne. D’ailleurs, pour imager la raideur dont vous souffrez, on peut la comparer à une colonne en bambou.

Il est fort probable que plusieurs consultations soient nécessaires, et qu’un suivi régulier soit mis en place.

En période inflammatoire ou dite de crise

Votre ostéopathe vient diminuer votre douleur et atténuer votre inflammation.
Il s’agit notamment d’effectuer un travail à distance de la zone souffrante. C’est-à-dire sur les zones non enflammées. Car lors d’une inflammation, c’est tout votre corps qui se met en défense.

En effet, la douleur vous amène à prendre des positions dites antalgiques. C’est-à-dire des positions que vous prenez spontanément pour diminuer votre douleur. Et celles-ci, a fortiori, entraînent de grosses tensions sur d’autres parties du corps. On parle alors d’effet de compensation, ou d’adaptation.

Enfin, votre ostéopathe cherche à diminuer immédiatement vos douleurs, notamment celles du rachis et du bassin. Mais aussi de l’ensemble de vos structures, comme votre cage thoracique ou votre diaphragme. Car des tensions logées à ces endroits du corps peuvent entraîner des difficultés à respirer, ou des troubles digestifs notamment. Par effet de compression, le passage des aliments peut être perturbé.

Le système digestif

Si votre sphère digestive n’est pas atteinte, des muscles et ligaments relient votre colonne vertébrale à votre système digestif. Alors, dès qu’un blocage se présente sur l’un ou l’autre des systèmes, il est fréquent que l’autre soit aussi touché.
Votre ostéopathe vient donc aussi travailler sur votre diaphragme ou votre sphère digestive. Et cela même si en premier lieu vos douleurs sont localisées au niveau du dos. Il y a en effet un lien étroit entre le mal de dos et le mal de ventre.

Les douleurs articulaires et musculaires

En cas de SPA, vous pouvez présenter des douleurs articulaires au niveau de vos genoux. Ou de vos chevilles par exemple.

En effet, lorsque votre bassin et votre colonne lombaire perdent en mobilité et deviennent rigides, vos autres articulations prennent le relais. Ainsi, elles cherchent à compenser ce manque de mobilité. Mais elles risquent le surmenage par cette sur-sollicitation.

D’ailleurs, il en est de même pour vos muscles.

En période de rémission

Durant cette période, il est important de consulter pour retarder l’apparition d’une nouvelle période de crise.
Aussi, ces périodes de rémission sont idéales pour réaliser un travail en profondeur, qui parfois n’est pas réalisable en période de crise. Ainsi, un soin complet sur la mobilité de votre colonne peut être réalisé.

Quelles-sont les évolutions de la spondylarthrite ankylosante ?

Parfois, cet accompagnement s’avère insuffisant, car les inconforts, les douleurs et les handicaps gagnent du terrain.
Alors, lorsque les anti-inflammatoires et le travail en synergie kiné/ostéo ne suffisent plus, un traitement de fond s’avère nécessaire. Il est mis en place par votre médecin ou par votre rhumatologue.
Votre ostéopathe poursuit son accompagnement afin de soulager ponctuellement les douleurs. Et pour vous aider à vivre plus confortablement au quotidien.

Notes et références

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  1. https://www.eurekalert.org/news-releases/919523

Rédigé par

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Équipe qui regroupe des professionnel·les de la santé, du bien-être et du mouvement. Animé·es par une volonté de partage, nos expert·es diffusent ici leurs retours d’expériences, savoirs et conseils. Pour favoriser l’accès à des connaissances de manière claire et transparente.

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Commentaires

  • Bonjour j’ai été diagnostique atteinte de spa en 2012 avec un hla b 27 positif. Après deux ans de souffrance et beaucoup de consultations qui m’ont plus détruit que fais avance on avait enfin mit un nom sur mon mal. J’ai aussi un antécédent de rch.. J’ai mis deux ans à apprivoiser mes douleurs et mes traitements. Puis je me battue pour retravailler et j adore mon boulot mais je suis tout le temps sur la route, ce qui n est pas compatible avec ma maladie. Pourtant cette fois je n’ai pas envie de lui céder et de trouver un travail plus sédentaire ni de passer aux traitements plus lourds comme les immunosuppresseurs. Ma mère les a et à part la fatigue je ne vois pas ce qu elle y gagne. Donc pensez vous pouvoir améliorer un peu les douleurs et ma vie par conséquent. Pour info, j évite au maximum les rhumatos qui ne font que des bilans de mobilité que je suis bien capable d évaluer toute seule.
    Merci pour votre retour.
    Bonne journée
    Cordialement
    Mme czapzyk

    • Cabinet B says:

      Bonjour Madame Czapzyk,
      Merci de nous partager votre expérience.
      L’ostéopathie peut apporter des solutions dans la prise en charge de la spondylarthrite ankylosante. Cette prise en charge par un spécialiste vous permettra de soulager les douleurs et d’améliorer le bien être au quotidien. Nous vous conseillons de vous ménager afin de pouvoir trouver un équilibre dans le travail qui ne soit pas préjudiciable pour votre santé.
      Cordialement,
      Cabinet B

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