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Parlons incontinence urinaire chez l’homme sans tabou

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Approuvé par un·e ostéopathe DO

Si l’on entend généralement plus parler d’incontinence urinaire chez les femmes, les fuites urinaires sont l’affaire de tout le monde : hommes y compris.
En effet, l’incontinence urinaire chez l’homme est également une réalité. Qui reste malgré tout un sujet tabou et rarement abordé en société.

Mais vivre avec une incontinence urinaire peut être particulièrement difficile et lourd au quotidien.

Pourtant, des solutions simples et naturelles existent pour pallier ce trouble. Et nombreux sont les hommes qui les ignorent encore.
Alors qu’est ce qu’on entend derrière les fuites urinaires chez les hommes ? Quelles sont les causes derrière ces fuites incontinentes ? Existe-t-il des traitements naturels et non invasifs pour pallier à l’incontinence urinaire chez l’homme adulte ? Quelles sont les solutions apportées par l’ostéopathie face à cela ?

Les manifestations de l’incontinence urinaire chez l’homme

​5% des hommes sont concernés par les fuites urinaires1. Les plus de 50 ans en première ligne.

Ce trouble concerne également les hommes, mais en moindre mesure que les femmes2. Leur anatomie peut notamment expliquer cette différence. En effet, l’homme possède un urètre plus long, entouré par la glande prostatique. L’urètre est ce canal de sortie de la vessie.
Aussi, les hommes disposent d’un sphincter strié qui fonctionne de manière optimale. C’est le muscle en charge de la continence.
En effet, il est directement en contact avec une partie de votre urètre. Ce qui permet de limiter les risques de fuites.
Cependant, malgré ce terrain plus favorable, des troubles de l’incontinence peuvent survenir.

L’incontinence par regorgement ou par trop-plein

C’est le type d’incontinence le plus fréquemment observé chez les hommes. Il fait suite à un obstacle chronique de la vessie. Et plus précisément un obstacle prostatique.
Ce dernier vient alors gêner la vidange vésicale naturelle.
L’obstacle est généralement causé par une hyperplasie bénigne de la prostate : la prostate gagne anormalement en volume. On parle aussi d’un adénome de la prostate.
Ce développement anormal de la glande prostatique peut alors venir comprimer l’urètre. La vessie a alors du mal à se vider, et elle a tendance à se distendre et à rester quasiment pleine. En permanence.

Les fuites urinaires apparaissent alors lorsque la capacité de la vessie est dépassée. Et sans pouvoir contrôler le phénomène.

L’incontinence d’effort chez l’homme

Bien qu’elle soit plus fréquente chez la femme, l’incontinence d’effort peut également toucher les hommes. Comme son nom l’indique, il s’agit de l’émission soudaine et involontaire d’urine lors d’un effort physique.
Les fuites urinaires peuvent alors survenir lorsque vous riez, toussez, courez, marchez ou éternuez.
En somme, ces petites fuites peuvent arriver lors de tout effort qui sollicitent les muscles abdominaux.

L’incontinence par urgenterie

On appelle aussi ce type d’incontinence urinaire l’incontinence par impériosité. Ou encore incontinence par instabilité vésicale, ou encore urgence mictionnelle.

Ici, vous pouvez ressentir le besoin urgent d’uriner sans pour autant souffrir de fuites. L’envie d’uriner est alors urgente et irrépressible, alors que votre vessie n’est pas forcément pleine.
Certaines situations du quotidien peuvent conduire à ce type d’incontinence, comme le syndrome de la clé dans la serrure. C’est un automatisme cérébral qui déclenche une contraction de la vessie : vous rentrez chez vous avec une envie pressante, et l’action de mettre la clef dans la serrure accentue l’envie d’uriner. Un bruit d’écoulement d’eau peut aussi déclencher cette sensation. Ou encore le simple fait de passer vos mains sous l’eau froide.

L’incontinence fonctionnelle

Ce type d’incontinence urinaire affecte surtout les personnes âgées. Dans ce cas précis, la cause n’a rien à voir avec la fonction vésicale.
Vous pouvez alors avoir du mal à vous retenir sans que l’état de votre vessie ne soit en cause.

Les causes de l’incontinence urinaire chez l’homme

Les causes sont diverses, et dépendent du type d’incontinence urinaire dont vous souffrez.

Les causes de l’incontinence urinaire par regorgement

Un adénome de la prostate

Cette incontinence concerne davantage les hommes de plus de 50 ans. C’est notamment lorsque la prostate prend du volume et comprime l’urètre. Ce qui cause de l’obstruction à l’écoulement des urines.

Il s’agit d’une augmentation bénigne du volume des glandes prostatiques, qu’il est important de différencier du cancer de la prostate.
Des signes urinaires obstructifs se cachent alors bien souvent derrière cet adénome. Les jets urinaires sont faibles lors de la miction, c’est-à-dire lorsque vous urinez. Et cela vous demande même parfois des efforts de poussées abdominales réalisées en deux temps.
Généralement, la fin de la miction s’accompagne de l’émission incontrôlée de quelques gouttes d’urine. Ce sont des gouttes dites retardataires.

Une pathologie de l’urètre ?

L’obstruction peut aussi être le résultat d’une pathologie propre à l’urètre, et notamment lorsqu’il rétrécit.
Dans ce cas, on parle de sténose urétrale.

Ces sténoses peuvent toucher toutes les portions de l’urètre. Elles peuvent être unique, mais aussi multiples. Elles peuvent aussi faire suite :
à des infections urinaires,
à des traumatismes de l’urètre non pris en charge ou mal traités,
à des causes inconnues, dites idiopathiques.
Une tumeur de l’urètre ou un calcul intra-urétral sont également d’autres causes obstructives. Mais plus rare.

Des pathologies neurologiques ou physiologiques

Toutes les pathologies neurologiques à l’origine d’un dysfonctionnement vésical peuvent occasionner ce type d’incontinence. Ou encore un diabète sévère.

Les causes de l’incontinence d’effort chez l’homme

Chez les hommes, l’incontinence d’effort est dans la majorité des cas secondaire à une intervention chirurgicale.
En effet, le sphincter strié peut avoir été mis à mal et lésé lors d’une intervention chirurgicale. Il ne peut alors plus assurer sa fonction correctement. Et il n’est plus capable de contenir les urines dans la vessie lors de l’élévation de pression abdominale, ce mouvement qui survient lors de l’effort physique.

La prostatectomie radicale, c’est-à -dire l’ablation totale de la prostate, est bien souvent la première opération en cause. Elle fait notamment suite à un cancer.

Quelles sont les causes de l’incontinence par urgenturie ?

Des maladies qui causent une inflammation et des contractions involontaires de la vessie sont bien souvent en cause :
infection urinaire ou prostatique.
adénome de la prostate
lésions tumorales vésicales,
ou encore les petites excroissances sur la paroi interne de la vessie, appelées polypes.
Enfin, certaines pathologies neurologiques, comme la maladie de Parkinson, peuvent causer une hyperactivité vésicale. Et ainsi une incontinence par instabilité vésicale.

Les autres causes qui peuvent se cacher derrière l’incontinence urinaire chez l’homme

Les troubles urologiques

Toute irritation de la muqueuse vésicale peut être source d’incontinence et d’un besoin pressant d’uriner. Ces irritations vésicales peuvent apparaître à la suite de :

  • Cystite infectieuse, aussi appelée infection urinaire basse.
  • Cystite lié à la présence d’un calcul vésical.
  • Cystite secondaire à une radiothérapie pelvienne : on parle de cystite radique.
  • Cystite médicamenteuse : plusieurs traitements médicamenteux ont été incriminés derrière ces cystites. Comme certaines chimiothérapies ou certains anti-inflammatoires non stéroïdiens.
  • Cystite interstitielle : il s’agit d’une maladie complexe dont le mécanisme est mal connu. Elle s’associe fréquemment à une pollakiurie majeure : une fréquence anormalement élevée de mictions peu abondantes associée et des douleurs pelviennes sans causes spécifiques.
    Irritation vésicale par une tumeur de la vessie

Les troubles neurologiques

Les hommes atteints de troubles neurologiques peuvent être, dans certains cas, victime d’incontinence. On parle alors d’incontinence dite neurogène.
Dans ce cas, le problème ne vient pas d’un dysfonctionnement physique mais d’un dysfonctionnement du système nerveux. Il s’agit notamment de toute pathologie neurologique qui porte atteinte à la voie de contrôle neurologique de la vessie.
C’est ce que l’on retrouve notamment chez les hommes atteints de sclérose en plaque. Ou encore de la maladie de Parkinson.

Comment se déroule le diagnostic de l’incontinence urinaire chez l’homme ?

L’interrogatoire

Par cette méthode, votre médecin cherche à identifier :

  • des antécédents,
  • d’ éventuelles pathologies associées,
  • des interventions sur votre bassin,
  • des prises de traitements.

Ainsi que les circonstances de survenue de ces fuites et leur importance.

Notez que des questionnaires de qualité de vie sont parfois utilisés. Ils permettent notamment de mesurer l’impact de votre incontinence sur votre quotidien.

La palpation

Votre médecin procède ensuite à la palpation des fosses lombaires, c’est un toucher rectal. Mais aussi à la palpation abdominale, à la recherche d’un globe vésical : c’est lorsque la vessie reste pleine après évacuation.
Aussi, afin de compléter ce bilan, un dosage biologique du PSA est effectué pour mesurer votre fonction rénale.

Les examens complémentaires

Si nécessaire, des examens complémentaires sont réalisés pour rechercher des facteurs irritatifs:

  • une cystoscopie3,
  • une cytologie urinaire4,
  • une endoscopie du canal urétro-prostatique,
  • une cystographie : une radiographie avec produit de contraste, ou radiographie de la vessie.

Ils vont notamment rechercher un obstacle, et vérifier la présence éventuelle :

  • d’une tumeur de la vessie,
  • d’un corps étranger,
  • ou encore de calculs intra-vésicaux.

Tout cela reste bien sûr à discuter directement avec votre médecin ou urologue.

Incontinence urinaire et ostéopathie : les actions de l’ostéopathe

L’action de votre ostéopathe lors du soin est complète. Elle s’inscrit dans un accompagnement global afin de réduire l’incontinence urinaire de manière naturelle et non invasive.
De manière à soulager votre quotidien.

Vérifier la santé de l’ensemble de l’arbre urinaire

Toutes les structures qui composent l’arbre urinaire doivent être mobiles et en bon état de fonctionnement. Par arbre urinaire, comprenez la vessie, les reins, les uretères et l’urètre.

Par exemple, un blocage musculaire du psoas-iliaque peut irriter le rein. Et de ce fait, avoir une activité parasitée. Le muscle psoas-iliaque est le rail du rein sur lequel il est à même de glisser.
Votre ostéopathe peut alors pallier au phénomène. Lors du soin, le muscle est relâché par la considération des causes de sa contraction. C’est-à-dire des lombaires, qui constituent les points d’attaches. Mais aussi du bassin, dans lequel le muscle passe et s’insère. Le premier symptôme est souvent des lombalgies chroniques.

Relâcher les uretères

Une sténose au niveau de l’uretère peut être en cause. C’est ce conduit qui permet de transporter l’urine des reins à la vessie.
Un défaut de mobilité du rein ou de la vessie peuvent causer cette sténose.

Dès lors, votre ostéopathe utilise une technique d’étirement de l’uretère concerné.

Mais des structures adjacentes peuvent aussi perturber les uretères. C’est-à-dire les viscères abdominaux qui assurent le transit.

En cabinet, nous voyons rarement des uretères irrités par les paroies musculaires lombaires qu’elles cheminent. Mais, à l’inverse, une uretère très inflammée provoque de telles douleurs lombaires qu’elle fait souvent penser en premier lieu à une lombalgie. Notons que ce type de situation est de l’ordre de l’urgence médicale.

Soulager les pressions dont la vessie est victime

La vessie peut subir des pressions qui viennent des organes sus-jacents. Les intestins peuvent par exemple mettre à mal la vessie à la suite de troubles digestifs comme la constipation.

Votre ostéopathe vérifie alors cette mobilité, ainsi que les structures telles que le sacrum et les dernières lombaires. Car une mauvaise chute ou autre traumatisme sur le sacrum peut aussi venir perturber les fonctions des organes du bassin.

Ces situations peuvent déranger la vessie et impacter son activité de vidange.

Débloquer les tensions de l’abdomen, du diaphragme et du périnée

Une pression abdominale anormale peut venir créer une compression vers le bas et entraîner une incontinence.
Derrière la pression abdominale peut se cacher :

  • un diaphragme resté bloqué en position basse,
  • une position anormale généralement causée par le stress, la fatigue ou encore un choc émotionnel.

Des difficultés à respirer profondément et une sensation de compression au niveau de la cage thoracique se font alors ressentir. Pression qui est également répercutée sur l’arbre urinaire.

Votre ostéopathe utilise alors des techniques dites de traction/décompression des organes. Ce qui permet de pallier la réorganisation des organes abdominaux sous pression.
Il en est de même pour le périnée. Un périnée lâche par exemple peut progressivement laisser la vessie chuter vers le bas et provoquer des incontinences. On appelle cela une ptose vésicale.

Gagner en mobilité

Votre ostéopathe va s’assurer qu’il n’existe pas de blocage au niveau de la zone dorso-lombaire. C’est la zone de l’innervation. Ainsi, le travail en ostéopathie permet d’assurer une bonne mobilité des organes environnants.

Les adhérences cicatricielles peuvent également venir vous faire perdre en mobilité. C’est lorsque deux tissus ou deux organes normalement séparés se retrouvent liés ensemble par du tissu conjonctif fibrosé. Ce tissu est formé lors du processus de cicatrisation à la suite d’une opération chirurgicale.
Ces adhérences peuvent être générées par une chirurgie de l’abdomen par exemple. Et entraîner un manque de mobilité important.
L’ensemble du système digestif et urinaire est alors impacté, car il ne permet plus d’assurer ses fonctions de manière optimale.

Le travail de votre ostéopathe sur ces adhérences cicatricielles permet alors de retrouver une meilleure mobilité des organes.

Les examens complémentaires

Si nécessaire, des examens complémentaires sont réalisés pour rechercher des facteurs irritatifs:

  • une cystoscopie,
  • une cytologie urinaire,
  • une endoscopie du canal urétro-prostatique,
  • une cystographie : une radiographie avec produit de contraste, ou radiographie de la vessie.

Ils vont notamment rechercher un obstacle, et vérifier la présence éventuelle :

  • d’une tumeur de la vessie,
  • d’un corps étranger,
  • ou encore de calculs intra-vésicaux.

Tout cela reste bien sûr à discuter directement avec votre médecin ou urologue.

Considérer la prostate

L’ostéopathie accompagne également certains troubles au niveau de la prostate.
Noter que l’ostéopathe ne pratique jamais de manipulation en interne, comme un toucher rectal par exemple. En effet, seul·es les urologues, les proctologues, médecins généralistes et kinésithérapeutes sont aptes à réaliser ce geste médical.

L’ostéopathe détermine alors la situation de la prostate pour agir en douceur depuis la zone extérieur du corps. Son action se concentre alors sur les parois du bassin : le bas ventre à l’avant, ou bien le sacrum à l’arrière. Et les organes adjacents et les membranes sont également sollicitées. Notons que l’ostéopathe ne passe donc jamais par l’intermédiaire du périnée non plus.

L’incontinence urinaire est un trouble qui concerne également les hommes. Et qui peut être lourd et difficile à gérer au quotidien.
Si les causes sont multiples, des solutions existent. Et seront adaptés à l’origine de ces fuites. Il est donc important d’en parler pour le diagnostiquer au plus tôt. Et adapter la réponse térapeuthique la mieux adaptée.
L’ostéopathie est une de ces solutions. Naturelle et non invasive, elle va permettre de vous soulager au quotidien. Afin de vous aider à retrouver du confort et la confiance en votre corps.
Ne restez pas avec de telles gênes. Il est important d’agir au plus tôt pour traiter la cause de l’incontinence.

Notes et références

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  1. https://www.sphere-sante.com/blog-incontinence/incontinence-masculine-tous-les-chiffres-a-connaitre-.html#:~:text=Bien%20que%20moins%20fr%C3%A9quente%20chez,de%20plus%20de%2090%20ans[]
  2. https://www.revmed.ch/revue-medicale-suisse/2013/revue-medicale-suisse-395/incontinence-urinaire-n-oublions-ni-les-hommes-ni-les-femmes#tab=tab-references[]
  3. https://docteur-bron-urologue.fr/cystoscopie/[]
  4. https://www.em-consulte.com/article/160282/apport-de-la-cytologie-urinaire-lmethodologiec-int[]

Rédigé par

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