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Qu’est-ce que le syndrome de Guillain-Barré ?

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Approuvé par un·e ostéopathe DO

Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) est une maladie rare qui affecte les nerfs périphériques. Elle est encore peu connue.
On l’appelle aussi polyradiculonévrite aiguë idiopathique, polynévrite aiguë idiopathique ou encore polyradiculonévrite aiguë post-infectieuse. Ce syndrome se caractérise par une faiblesse musculaire, voire une paralysie des membres.
D’apparition brutale, cette neuropathie peut être une grande source d’angoisse pour la personne atteinte et pour ses proches. De par ses symptômes et leur progression rapide, mais aussi de par le manque d’information sur le sujet.
Quels sont ses symptômes ? Et ses causes ? Quel est le rôle que peut jouer l’ostéopathe dans la prise en charge de cette maladie ?

La gaine de myéline

La polynévrite aiguë idiopathique se caractérise par une attaque du système immunitaire contre le corps lui-même. On parle alors de réaction auto-immune. Votre système immunitaire connaît une défaillance. Les anticorps censés protéger des agressions extérieures comme des bactéries et virus, se mettent en fait à attaquer votre corps.
Ces anticorps attaquent les nerfs chargés de transmettre l’information de votre cerveau jusqu’à vos organes et muscles. On parle de nerfs périphériques. Pour être plus précis, votre système immunitaire n’attaque pas directement vos nerfs, mais la partie qui les entoure. Une sorte d’enveloppe isolante que l’on appelle gaine de myéline. Cette dernière est extrêmement importante dans l’organisme puisqu’elle accélère la transmission de l’information entre votre cerveau et vos muscles et organes.

Lorsque la gaine de myéline est touchée et attaquée, l’information n’est pas correctement transmise entre votre cerveau et vos muscles. Ce qui entraîne alors un dysfonctionnement musculaire, voire une paralysie des membres.
Cela touche les nerfs responsables des mouvements et les nerfs sensitifs, qui permettent de ressentir le chaud, le froid, la douleur, etc.

Quels sont les symptômes du syndrome de Guillain-Barré ?

Vous pouvez alors ressentir une certaine faiblesse musculaire, voire une paralysie progressive des membres. Ce qui commence généralement dans les jambes. puis vers les autres membres. Ces symptômes sont en effet, dans la plupart des cas, des syndromes ascendants et symétriques, Ils débutent par les membres inférieurs pour remonter jusqu’au crâne, et ce, symétriquement sur les deux côtés du corps.
Il est également probable que vous ressentiez des picotements et des décharges électriques. Des sensations étranges et désagréables dans les deux pieds et les deux mains. Ces sensations se propagent ensuite dans les bras, les jambes, les cuisses, le dos et remontent jusqu’au cou et à la tête.

En France, on enregistre 1 à 2 nouveaux cas par an pour 10 000 personnes. ll y a 1 700 patients hospitalisés pour un syndrome de Guillain-Barré.1

Syndrome de Guillain-Barré : une maladie qui évolue par phases

Les symptômes et leur sévérité sont variables d’une personne à l’autre. Mais nous différencions 3 grandes phases dans l’évolution du syndrome.

Dans 90% des cas, la faiblesse musculaire rencontrée atteint son maximum au bout de 3 semaines.
Près de la moitié des personnes qui souffrent du syndrome de Guillain-Barré voient également leurs muscles du visage et ceux qui servent à la déglutition s’affaiblir. Ce qui rend difficile de manger et de s’hydrater.
Dans des cas plus rares, 5 à 10 % des cas, les muscles respiratoires sont également atteints. Il faut alors recourir à une respiration assistée.2

La première phase : durée 1 à 4 semaines

Les premiers symptômes, faiblesse musculaire, engourdissement, fourmillements, progressent rapidement et de manière ascendante. La faiblesse musculaire peut mener jusqu’à la paralysie des membres. Peuvent alors se déclarer dans cette phase des difficultés à avaler et à respirer. Cette phase demande ainsi une surveillance médicale étroite et une hospitalisation éventuelle.

La deuxième phase : durée de quelques jours à quelques semaines

Ici, les paralysies sont maximales mais les symptômes se stabilisent. Mais d’autres troubles apparaissent, eux liés à votre système nerveux autonome. Ce dernier contrôle vos fonctions vitales comme la digestion, ou encore la circulation sanguine.

La troisième et dernière phase : de 6 à 12 mois

On parle de phase de récupération. Ici, les symptômes régressent et la gaine de myéline tend à se reconstruire d’elle-même. Dans la majorité des cas, la récupération est totale. Mais en fonction de la gravité de l’atteinte, il peut y avoir un risque de séquelles.

Les troubles associés au syndrome de Guillain-Barré

Il existe des risques de déshydratation et de malnutrition, qui peuvent alors engendrer des troubles digestifs comme la constipation. Ce syndrome a également un impact psychologique non négligeable.
Vous pouvez en effet, du fait de la faiblesse musculaire, avoir du mal à effectuer des gestes simples du quotidien. Marcher est parfois impossible. Votre besoin d’assistance pour des tâches peut conduire à un sentiment de diminution. Vous pouvez aussi avoir peur de déranger vos proches. Le syndrome de Guillain-Barré peut alors être source d’angoisse et mener parfois jusqu’à l’isolement.
Parfois, chez l’adulte, l’arrêt de l’activité professionnelle est nécessaire. Pour les plus jeunes, la scolarité peut être fortement perturbée.

La polyradiculonévrite aiguë idiopathique : causes et diagnostic

Les causes

Le syndrome de Guillain-Barré se caractérise par un dérèglement du système immunitaire, mais la cause exacte de ce dysfonctionnement est à ce jour peu connue.
Cependant, dans 60 à 70 % des cas, le syndrome de Guillain-Barré apparaît quelques semaines après une infection aiguë des voies respiratoires.3 Qu’elle soit virale ou bactérienne. Ou encore une infection gastro-intestinale. Une grippe, une hépatite, une rougeole ou encore une mononucléose infectieuse sont considérées comme des facteurs de risque possibles. C’est pourquoi la dénomination de polyradiculonévrite aiguë post-infectieuse est souvent employée quand il s’agit du syndrome de Guillain-Barré.
Cette pathologie touche les personnes des deux sexes, mais est légèrement plus fréquente chez l’homme que chez la femme. Sa fréquence augmente également avec l’âge, bien qu’elle puisse survenir à n’importe quel moment de la vie. Les enfants de moins de 5 ans ne sont toutefois que très rarement touchés.

Diagnostic du syndrome de Guillain-Barré

Le diagnostic posé par votre médecin repose sur vos symptômes et les résultats de l’examen neurologique. Notamment la diminution ou la perte des réflexes ostéo-tendineux (ROT). C’est-à-dire lorsque le muscle ne répond pas après la percussion du tendon correspondant.

Des examens complémentaires peuvent être prescrits.
En effet, un électromyogramme peut être effectué afin d’évaluer le fonctionnement des nerfs et des muscles. Il s’agit d’un examen qui mesure leur activité électrique. Une ponction lombaire, qui est un prélèvement du liquide céphalo-rachidien entre deux vertèbres, peut également être réalisée.

Quel traitement pour le syndrome de Guillain-Barré ?

Une prise en charge d’urgence parfois nécessaire

Le traitement du syndrome de Guillain-Barré peut demander une prise en charge hospitalière d’urgence. Il existe en effet des risques de paralysie des muscles nécessaires à la respiration et à la déglutition. Mais aussi des risques de troubles du rythme cardiaque. Les symptômes ont tendance à évoluer très rapidement et peuvent mener jusqu’à la détresse respiratoire.
La prise en charge consiste donc, dans un premier temps, à freiner la progression de la maladie et la destruction des nerfs. Cependant, l’hospitalisation dépend de la sévérité du syndrome, sévérité très variable d’une personne à une autre.

Il n’existe malheureusement à ce jour aucun traitement curatif pour le syndrome de Guillain-Barré. Les traitements proposés visent en effet à soulager les symptômes et à réduire la durée de la maladie. Mais ils ne permettent pas de la soigner.

Freiner la destruction des nerfs

L’injection d’immunoglobuline freine la destruction des nerfs. Il s’agit d’une solution faite d’anticorps différents, qui proviennent d’un groupe de donneurs. Ils permettent d’éliminer les anticorps présents dans votre sang.
Un second traitement peut également être proposé, il s’agit d’un transfert sanguin par plasmaphérèse. Cela consiste à remplacer votre plasma par du plasma sain. Le plasma est partie liquide du sang auquel on a ôté les cellules comme les globules rouges, blancs, etc. Cette technique permet aussi d’éliminer de votre sang les anticorps responsables de la destruction de la gaine de myéline.
Suite à ces traitements, une prise en charge par la kinésithérapie permet de récupérer votre force musculaire. Mais aussi votre capacité de mouvement.
Dans 85% des cas, la gaine de myéline se reconstruit par elle-même.4 Et la guérison est totale au bout de plusieurs mois. La durée est cependant variable selon les personnes5.

Syndrome de Guillain-Barré : pourquoi consulter un·e ostéopathe ?

L’ostéopathe agit sur le syndrome en complément du traitement, afin de vous permettre de mieux vivre au quotidien.
Cela passe par une diminution des tensions et des dysfonctionnements. L’ostéopathie vous permet aussi de mieux faire face aux effets secondaires de la paralysie progressive due à la maladie.
L’ostéopathe prend en effet le corps dans son ensemble. En effet, ce dernier est composé de nombreuses structures, toutes reliées entre elles. Il convient alors d’agir sur ces structures et ainsi de rétablir l’harmonie entre elles.

Durant les deux premières phases du syndrome, plusieurs soins d’ostéopathie peuvent être nécessaires. Et ce, sur une durée de temps relativement courte. Selon votre état de forme et les réactions post-séance, votre ostéopathe peut espacer davantage les soins.
Lors de la 3ème phase du syndrome, les soins sont plus espacés. On parle d’un d’un travail d’entretien, afin de maintenir votre état général : énergie, douleur, etc.

Retrouver une meilleure mobilité

Dans un premier temps, l’ostéopathe travaille à mobiliser toutes les articulations qui ont perdu en mobilité. Mobilité perdue du fait de la faiblesse musculaire ou d’une longue période d’alitement.
L’ostéopathe utilise des techniques douces, d’abord au niveau des pieds, puis des genoux et des hanches. Il s’agit en fait de suivre le même cheminement que l’apparition des symptômes.

Libérer les différents blocages

Votre ostéopathe s’intéresse également aux systèmes impactés durant la maladie, qui se retrouvent alors bloqués. Il peut s’agir des systèmes de la digestion ou de la respiration, entre autres.
Grâce notamment à techniques d’ostéopathie viscérale vos viscères regagnent en mobilité. Ce qui facilite alors le transit, et soulage ou prévient la constipation.
L’ostéopathe travaille ensuite les différentes structures de votre cage thoracique, notamment sur votre diaphragme et sur vos côtes. L’objectif est ici de décomprimer la zone, afin de permettre une meilleure respiration. Une respiration essentielle au bon fonctionnement de l’organisme mais aussi essentielle à la régulation du stress.

Équilibrer le système nerveux central grâce à l’ostéopathie crânienne

Un travail crânien peut être entrepris par votre ostéopathe.
Il se fait par l’intermédiaire des os de votre tête, de votre colonne et ce jusqu’à votre coccyx. Les techniques crâniennes sont très douces, et parfois imperceptibles pour les patient·es.
Néanmoins ces techniques permettent d’agir sur votre système nerveux central (SNC). Il comprend le cerveau dans sa boîte crânienne et votre moelle épinière qui chemine dans votre colonne vertébrale.
Ce travail crânien permet notamment d’agir sur le liquide céphalo-rachidien (LCR), dans lequel baigne votre cerveau. L’ostéopathie considère ce liquide comme une substance noble, c’est-à-dire vitale, avec des propriétés pour la vie et la santé considérables.
L’objectif est que ce liquide céphalo-rachidien garde une bonne circulation, une bonne fluidité et une juste pression. Tout cela entre les membranes et le système nerveux central. Et ce, afin de permettre les échanges moléculaires entre les cellules nerveuses et l’extérieur.

Renforcer le système viscéral

Lorsque vous présentez ce syndrome, votre système viscéral peut-être affaibli, notamment votre système digestif.
Or, ce dernier est une base de notre santé. En effet, il s’agit du premier filtre qui sélectionne ce qui est bon pour notre organisme. Il exclut également ce qui ne l’est pas.
Votre ostéopathe travaille la mobilité de vos intestins, de même que la tension de ses enveloppes, la membrane appelée péritoine. Ainsi que la qualité circulatoire : sanguine, veineuse et lymphatique.
Le travail manuel des viscères abdominaux est un travail doux. Néanmoins, ces techniques peuvent provoquer un inconfort. Pendant le soin, mais aussi après en post-séance. Cette gêne est le signe d’un travail profond qui montre en général des résultats très rapides.
L’idéal est de coupler ce travail à la prise de RDV avec un·e médecin nutritionniste, ou encore un·e naturopathe. Ces professionnel·les peuvent vous conseiller sur une bonne alimentation pour la santé de vos intestins.

Renforcer votre système immunitaire

Le système immunitaire mis en cause dans cette maladie n’est pas le seul responsable de ce syndrome.
Néanmoins votre ostéopathe s’assure de sa juste fonction. Notamment grâce à un travail sur les centres lymphatiques comme la rate par exemple.

Une approche globale

L’ostéopathe propose une approche du soin globale.
Qui permet notamment une amélioration de vos ressources énergétiques au sens large. Afin de vous assurer un état de santé et de forme suffisante pour faire face au syndrome.
Votre ostéopathe fait un état des lieux général avec vous, pour déterminer ce qui est à entreprendre afin d’assurer un niveau d’énergie optimum.
Sommeil, stress, sont deux axes à travailler en priorité, car leur impact souvent sous-estimé est pourtant primordial.
D’autres sphères sont toutes aussi importantes, comme votre activité physique, ou votre alimentation.
Néanmoins face à un syndrome de Guillain Barré, nous vous conseillons un travail en synergie avec d’autres professionnel·les de santé ou thérapeutes. Qui peuvent vous accompagner en détail sur certains sujets.

Notes et réferences

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  1. https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/Fiche_GB.pdf[]
  2. https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-du-cerveau,-de-la-moelle-%C3%A9pini%C3%A8re-et-des-nerfs/maladies-des-nerfs-p%C3%A9riph%C3%A9riques-et-maladies-apparent%C3%A9es/syndrome-de-guillain-barr%C3%A9-sgb[]
  3. https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2021-11/texte_pnds_sgb.pdf[]
  4. https://www.sante-sur-le-net.com/maladies/maladies-rares/syndrome-de-guillain-barre/[]
  5. https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/guillain-barr%C3%A9-syndrome#:~:text=Le%20syndrome%20de%20Guillain%2DBarr%C3%A9,les%20sujets%20de%20sexe%20masculin.[]

Rédigé par

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