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Commotion cérébrale : avez-vous consulté votre ostéopathe ?

Cabinet B

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Approuvé par un·e ostéopathe DO

Vous avez été victime d’un choc au crâne ?

Peut-être êtes-vous tombé inconscient·e quelques minutes, que votre vision s’est brouillée durant quelques instants. Ou encore que vous avez eu des nausées, des vomissements et/ou des maux de tête ?

Vous avez alors peut-être souffert d’une commotion cérébrale. Également appelée traumatisme crânien léger ou encore traumatisme cranio-cérébral léger.

Parfois la commotion cérébrale peut passer inaperçue. Mais elle porte toujours en elle la possibilité de dommages plus importants.
Elle doit être examinée dès que possible.
En France, on estime qu’il y a au moins 100.000 commotions cérébrales par an et que 8 commotions cérébrales sur 10 ne sont pas diagnostiquées

Alors comment reconnaître une commotion cérébrale ? Qui consulter en premier lieu ? Votre ostéopathe peut-il soulager les symptômes et éviter les séquelles possibles d’un traumatisme crânien ? Quelles sont les limites de l’ostéopathie dans la prise en charge d’une commotion cérébrale ?

La commotion cérébrale, kezako ?

La commotion cérébrale, ou traumatisme cranio-cérébral léger, est un type courant de traumatisme crânien. Qui résulte d’un coup direct ou indirect porté à la tête ou au corps suite à une charge ou une chute. Il peut s’agir par exemple d’une collision de voiture, d’une chute, d’une blessure sportive, ou d’une agression, etc.

Le mécanisme s’apparente quelque peu à celui du coup du lapin lors d’un accident de voiture. Lors du choc, le cerveau vient « s’écraser » contre la boîte crânienne. Ce qui entraîne alors une apparition plus ou moins rapide, de divers symptômes et troubles fonctionnels. Parfois 48 heures après le choc.
Toute personne qui subit un traumatisme direct ou indirect est exposée au risque de commotion cérébrale. Notamment lors de pratiques sportives à risques, comme les sports de combat, de collisions, ou encore des sports à risque de chute.

Les différents degrés du Traumatisme Cranio-Cérébral (TCC)

On classe le traumatisme cranio-cérébral selon trois degrés de gravité. Degrés révélateurs de la force de l’impact subit par le cerveau :

1. Traumatisme cranio-cérébral léger, celui que l’on appelle commotion cérébrale.
2. Traumatisme cranio-cérébral modéré : le choc a causé des saignements dans le cerveau, un coma léger de quelques heures peut se présenter. Il peut vous laisser dans un état de confusion pendant quelques jours.
3. Traumatisme cranio-cérébral sévère : le choc plonge dans un coma plus long et plus profond. Les saignements au niveau du cerveau sont plus importants. La chirurgie est parfois nécessaire.

Symptômes de la commotion cérébrale

Les symptômes peuvent varier d’une personne à une autre, mais il existe certaines combinaisons classiques de ceux-ci. Vous pouvez notamment souffrir de :

  • Nausées, vomissements
  • Vertiges
  • Étourdissements
  • Troubles de la vision
  • Grosse fatigue
  • Céphalées, qui sont des maux de tête
  • Irritabilité accrue, sautes d’humeurs
  • Troubles de la concentration
  • Anxiété, dépression
  • Sentiment de fonctionner au ralenti
  • Sensibilité accrue aux bruits ou à la lumière

Dans la plupart des cas, vous ne perdez pas connaissance lorsqu’il s’agit d’un traumatisme cranio-cérébral léger, mais cela peut arriver.

Commotion cérébrale, des symptômes tardifs

Certains de ces symptômes peuvent apparaître immédiatement, tandis que d’autres peuvent apparaître plus tard. Certains peuvent aussi être très discrets, à tel point que ni vous, ni votre entourage ne les remarque.

Il est pourtant extrêmement important d’être attentif·ve à l’apparition de tout changement cognitif, sensoriel ou physique. Les symptômes peuvent en effet devenir plus flagrants plus tard après le choc, voire au cours du jour suivant.

Certains signes peuvent vous alerter :

  • comportement inapproprié, erratique,
  • difficulté à travailler
  • incapacité à accomplir des tâches quotidiennes simples
  • mémoire défaillante
  • capacités d’attention réduites, difficultés de concentration,
  • perturbation du sommeil

Que se passe-t-il au juste lors d’une commotion cérébrale ?

La plupart des commotions cérébrales sont provoquées par une collision à haute vitesse avec un objet ou une personne. Lorsque le cerveau se déplace ou est secoué à l’intérieur du crâne, il peut heurter la surface osseuse. De tels impacts peuvent causer un traumatisme par décélération. Mais également par rotation : le cerveau tourne, ce qui peut causer un cisaillement de ses fibres nerveuses.

L’effet de la commotion cérébrale sur les cellules du cerveau n’est pas encore déterminé avec exactitude. Mais le mécanisme semble impliquer un changement au niveau des fonctions chimiques.

Les cellules du cerveau demeurent vulnérables dans les minutes et heures qui suivent une commotion cérébrale. Voire les quelques jours qui suivent. De nouvelles études révèlent que le problème ne se situe pas forcément au niveau des tissus du cerveau, mais plutôt dans son fonctionnement.

La durée exacte de ce changement n’est pas déterminée. Au cours de cette période, le cerveau ne fonctionne plus normalement et est plus vulnérable à un second traumatisme.

Les risques d’une commotion cérébrale non prise en charge

90% des personnes ayant subi un traumatisme crânien léger récupèrent en 3 à 6 mois sans l’ombre d’une séquelle.
Et 10% présentent des conséquences plus ou moins importantes.

Une seule commotion cérébrale a peu de conséquences à long terme. Notamment si le repos nécessaire est bien adopté et si la prise en charge est adéquate.
En cas de traumatismes répétés, les séquelles peuvent alors être plus importantes. Chaque nouveau traumatisme vient « abîmer » plus encore le tissu cérébral. Ce qui peut conduire à des séquelles permanentes qui viennent troubler le bon fonctionnement du cerveau.

Impact des commotions cérébrales multiples

En plus de ces symptômes, les commotions cérébrales multiples et non prises en charge peuvent :

  • Entraîner un dérèglement du système nerveux autonome. Il s’agit du système qui gère de façon autonome certaines fonctions inconscientes comme la respiration, la digestion, etc. Ce qui résulte alors en une dérégulation neuro-électrique du cerveau. Ou encore une perturbation de l’oxygénation cérébrale.
  • Augmenter les risques de développer une maladie neurodégénérative. Après 3 commotions cérébrales, il y a 10 fois plus de probabilités d’avoir Alzheimer ou encore la maladie de Parkinson.
  • Etre 5 fois plus exposé.e à un autre traumatisme crânien.

Les symptômes d’une commotion cérébrale peuvent devenir chroniques : maux de têtes, anxiété, vertiges, troubles du sommeil, troubles de la concentration, etc.
Il est alors indispensable de consulter votre médecin au plus tôt dès qu’une commotion cérébrale est suspectée.

Diagnostic et traitement de la commotion cérébrale

Commotion cérébrale : le diagnostic

Dès la présence de symptômes, consultez votre médecin. Un arrêt immédiat de toute activité est généralement recommandé au moins pendant 10 jours.

En cas d’aggravation des symptômes, il est important de vous rendre aux urgences afin de réaliser des examens complémentaires.

Le diagnostic d’une commotion cérébrale peut se faire en plusieurs étapes.

  • Votre médecin vous pose des questions à propos de votre commotion cérébrale, votre historique professionnel et sportif. Ainsi que votre traumatisme le plus récent.
  • Un examen neurologique est réalisé. Cet examen consiste en des tests de mémoire, de concentration, de la vue, de coordination, de réflexes et d’équilibre.
  • Votre médecin peut vous demander de faire d’autres examens complémentaires comme une IRM ou encore un tomodensitogramme. Il s’agit d’un examen qui permet de capter une image des tissus mous, de l’ossature et des vaisseaux sanguins.

Commotion cérébrale : quel traitement ?

Il s’agit d’un temps de repos et d’un plan d’accompagnement pour le retour progressif aux activités cognitives et physiques. Il faut en effet laisser du temps aux tissus cérébraux de cicatriser et éviter toute sur-stimulation ou nouveau choc.

Le temps de repos généralement recommandé est d’au moins 10 jours. Mais votre médecin peut, si jugé nécessaire, rallonger ce temps de repos. Notamment lorsque l’on voit apparaître un syndrome post-commotionnel, caractérisé par état dépressif, un de changement de comportement.
Il faut réaliser un repos « cérébral » et repos « cognitif » en plus du repos physique.
Il faudra donc éviter de stimuler le cerveau. Notamment choisir d’autres passe-temps que la lecture ou les calculs mentaux durant la phase de repos.

Commotion cérébrale : pourquoi consulter un ostéopathe ?

Il peut être très intéressant de consulter votre ostéopathe si vous avez subi un traumatisme crânien. Puisque celui-ci permet d’accélérer votre temps de convalescence et diminue les contraintes. Dans le but d’améliorer la bonne circulation du sang vers le cerveau. Le principe de consultation doit avoir été au préalable validé par votre médecin.
Le nombre de séances dépend souvent de la sévérité du coup initial. Quoi qu’il en soit, les techniques douces et adaptées de l’ostéopathe permettent de faciliter votre récupération.

Commotion cérébrale et ostéopathie : une prise en charge globale

Le mécanisme de la commotion cérébrale entraîne une multitude de tensions au niveau de l’impact, donc du crâne. Mais également à distance : douleurs lombaires, oppression thoracique, etc.
Votre ostéopathe manipule donc vos structures crâniennes avec des techniques spécifiques et douces. Et toutes les structures environnantes mises à mal, même si elles semblent éloignées du crâne. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle votre ostéopathe vous manipule souvent ailleurs que là ou vous avez mal.

Dans le d’un traumatisme crânien léger, le travail s’effectue d’abord au niveau de la colonne, du bassin et du thorax. Et non pas du crâne.
Il y a bien entendu un travail par la suite sur votre crâne, notamment sur les sutures crâniennes. Car elles peuvent avoir une grosse influence sur les membranes du crâne mais aussi sur le retour veineux. Mais ce n’est pas le 1er axe de soin.

Soulager le tonus musculaire et nerveux

La dure-mère, également appelée pachyméninges, est une membrane fibreuse, assez rigide, qui tapisse l’intérieur du crâne, entoure le cerveau, et descend tout au long de la colonne. Elle passe par la zone cranio-cervicale et le sacrum, responsable de la transmission de mouvements entre ces deux extrémités.

Le choc subi lors de la commotion cérébrale entraîne alors un mécanisme de raideur de cette membrane.

Ce mécanisme de raideur est une protection mise en place par le corps suite au choc. Une sorte de réflexe, qui provoque un état de tonus musculaire et nerveux constant.

Ce tonus garde la colonne vertébrale en compression en permanence, ce qui empêche alors les disques intervertébraux de se regonfler en eau la nuit. C’est à ce moment que l’on est plus exposés aux cervicalgies, dorsalgies et lombalgies.

Déverrouiller la colonne

Cet état de verrouillage de la colonne peut créer :

  • des douleurs sciatiques
  • des cruralgies : une douleur de la face antérieure de la jambe,
  • une compression des lombaires,
  • des maux de tête,
  • des troubles de l’humeur,
  • des troubles du sommeil.

En effet, cette tension tire en permanence sur la base du crâne par le système musculaire et la membrane dure-mèrienne, à la suite de la commotion.

L’ostéopathe teste donc votre colonne vertébrale, identifie les vertèbres en dysfonctions, teste le tonus musculaire et travaille en étirement du système musculaire ou en stimulation. Ce travail permet notamment de diminuer les pressions qui s’exercent sur le crâne à la suite du traumatisme crânien.

Lever les blocages des zones de vascularisation

Une fois après avoir déverrouillé la colonne, l’ostéopathe libère les blocages et les compressions dans les zones importantes de vascularisation. A savoir vos cervicales, votre diaphragme mais aussi votre petit bassin.

Identifier les déséquilibres posturaux

Lors d’un traumatisme chez la future maman ou après l’accouchement, on retrouve un potentiel déséquilibre postural. Car pendant la grossesse, le corps change, et le bassin doit s’adapter en permanence. Ce déséquilibre peut agir sur la sphère crânio-sacrée par l’intermédiaire de la dure-mère et risque ainsi d’augmenter la pression sur le crâne.

Le traumatisme crânien chez la femme

Des études ont montré que l’œstrogène, l’hormone sexuelle de la femme, augmenterait les effets négatifs du traumatisme. Cette hormone, qui est reliée à l’inflammation et aux dommages des tissus cérébraux, rendrait le cerveau féminin plus fragile et vulnérable aux chocs. C’est pour cela que votre ostéopathe travaille sur votre utérus, afin de calmer l’inflammation. Les techniques restent toujours externes en ostéopathie : pas de toucher vaginal nécessaire.

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