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Traitement naturel de l’arthrose par l’ostéopathie

Cabinet B

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Approuvé par un·e ostéopathe DO

Vous souffrez de douleurs au niveau d’une ou plusieurs de vos articulations ? Douleurs qui génèrent une gêne pour accomplir vos activités et gestes simples du quotidien, notamment le matin. Vous sentez comme un verrouillage de plusieurs minutes avant de retrouver vos mouvements ?
Peut-être souffrez-vous d’arthrose. Une affection qui touche les os et cartilages et impacte les articulations de près de 10 millions de personnes en France.
Mais qu’est-ce qui cause l’arthrose ? Est-il possible de prévenir sa survenue et de limiter son développement ? Qu’en est-il du traitement naturel de l’arthrose ? Votre ostéopathe peut-il soulager les douleurs apportées par celle-ci ?

Qu’est-ce que l’arthrose exactement ?

L’arthrose est une affection qui touche les os et les cartilages.
Le cartilage est une structure qui protège la surface des os et des articulations. Ce qui permet alors le glissement entre eux lors des mouvements. Situé dans une articulation entre deux os, le cartilage amortit également les chocs. Et apporte une certaine fluidité de mouvement.
Le cartilage peut s’user, ce qui génère progressivement un frottement os contre os : l‘arthrose. Cette atteinte apparaît de manière graduelle.
L’arthrose peut toucher n’importe quelle articulation, dans toutes les zones sollicitées lors des mouvements. Certaines articulations sont plus touchées que d’autres :

  • les cervicales et les lombaires : 70 à 75 % des cas,
  • le genou : 40% des cas,
  • le pouce : 30% des cas,
  • la hanche et la cheville : 10% des cas,
  • et enfin les épaules : à hauteur de 2%.

L’arthrose peut toucher plusieurs articulations à la fois. On parle alors de polyarthrose ou d’arthrose diffuse1.

Arthrose : les symptômes

Les symptômes de l’arthrose diffèrent légèrement selon l’articulation touchée.
On remarque souvent :

  • Des douleurs au niveau des articulations, lors des mouvements.
  • Une gêne pour effectuer ses activités et gestes quotidiens.
  • Une raideur matinale, une impression de verrouillage des articulations le matin qui nécessite plusieurs minutes pour retrouver un mouvement normal.
  • Des articulations qui gonflent ou “craquent”
  • Des douleurs qui interviennent par poussées, qui sont des phases inflammatoires qui arrivent de manière spontanée.

L’arthrose contraint la fluidité de l’articulation et sa capacité à amortir les chocs. C’est la raison pour laquelle la douleur augmente au fil de votre journée. Mais aussi, car le mouvement et le poids de votre corps accentuent la compression sur les articulations.
La mise au repos et la décharge, vous asseoir par exemple, soulage généralement votre douleur.

Les causes de l’arthrose

Les causes de l’arthrose primitive

L’arthrose primitive peut toucher différentes articulations. Il n’y a pas de cause apparente à son apparition, mais il existe en revanche une prédisposition familiale. On observe souvent une atteinte des extrémités distales des membres. C’est-à-dire les orteils, les doigts, les poignets ou encore la colonne.

Les causes de l’arthrose secondaire

On parle d’arthrose secondaire lorsqu’il existe :

  • Des antécédents de blessures, comme une entorse, une déchirure musculaire, etc. Les blessures créent alors une instabilité de l’articulation qui entraîne des contraintes au sein même de celle-ci.
  • Une anomalie anatomique. Tels que les genoux valgum ou varum, ou encore la dysplasie congénitale de hanche. L’articulation est alors en dysfonctionnement car plus ouverte ou plus fermée qu’elle ne le devrait.
    Les contraintes ne s’exercent donc plus dans l’axe physiologique, ce qui augmente les risques d’usure.
  • Certaines maladies inflammatoires, comme la polyarthrite rhumatoïde. Ou encore la chondrocalcinose, maladie des articulations fréquemment confondue avec l’arthrose.
  • Des troubles hormonaux. Tels que le diabète de type 2, et l’hyperparathyroïdie. Ou encore l’acromégalie, un trouble de la croissance causé par excès de production d’hormone de croissance.
  • Le surpoids. A cause de la surcharge sur les articulations. De plus, une protéine pro-inflammatoire issue de la graisse abdominale sensibiliserait certaines articulations.

Qui est le plus exposé à l’arthrose ?

L’arthrose augmente généralement avec l’âge, mais certaines activités favorisent son apparition, peu importe l’âge.

  • Il s’agit de la maladie articulaire la plus fréquente : elle touche 8 à 15 % de la population
  • Elle touche environ 10 millions de personnes dans l’hexagone
  • Dans les pays développés et après les troubles cardio-vasculaires, elle l’arthrose est la première cause de consultation
  • L’arthrose du genou et celle de la hanche concernent plus souvent les femmes que les hommes2

Une bonne hygiène de vie a toute son importance

Notre corps se régénère à chaque instant, d’autant plus lorsque nous dormons. Cette régénération est essentielle pour limiter l’usure des cartilages.
Les risques de développer de l’arthrose augmentent en cas de :

  • sommeil insuffisant ou insomnies,
  • consommation de nourriture pro-inflammatoire,
  • sédentarité,
  • stress,
  • etc.

Il peut également s’agir de :

  • douleurs non soignées,
  • de la répétition de gestes non adaptés physiologiquement, ou bien répétés sur la fatigue, ou avec force.

L’arthrose est un phénomène naturel du corps

L’arthrose est un phénomène naturel du corps, où ce dernier adapte ses articulations en fonction des contraintes subies. Avant l’ostéophytose, l’os formé par l’arthrose, ne vienne restreindre l’amplitude d’une articulation, cette dernière subit pendant plusieurs années des douleurs chroniques.
Les zones de contraintes peuvent également être dues à d’anciens traumatismes comme des entorses ou des fractures. Ces traumatismes modifient le bon alignement de l’articulation ainsi que l’axe de ses mouvements.
C’est la raison pour laquelle nous vous conseillons souvent de consulter rapidement après une chute ou un faux mouvement par exemple. Car la prise en charge précoce d’une entorse ou d’une déchirure musculaire, entre autres, peut éviter l’apparition de déséquilibres squelettiques ou musculaires. Qui peuvent, eux, mener à l’arthrose.

Arthrose : le diagnostic

Votre médecin effectue un diagnostic clinique en premier lieu. Il est question ici de connaître la nature et l’intensité de vos douleurs. Il procède ensuite à l’examen.
Des examens radiologiques précisent l’avancée de votre arthrose. Notamment grâce à la vérification de la présence d’ostéophytes, des excroissances osseuses anormales. Il faut également évaluer l’état global de l’articulation : son usure et sa déformation.
Un scanner ou une IRM permettent de vérifier que les structures osseuses n’irritent pas d’autres tissus environnants. Comme vos ligaments, tendons, nerfs, etc.
Parfois, une arthroscopie est utile. Il s’agit d’insérer une caméra, un endoscope, dans votre articulation, sous anesthésie locale ou générale. Afin de constater directement son état. Elle est notamment proposée aux sportif·ves lors de gonalgies, des douleurs aux genoux. En effet, l’arthroscopie permet aussi de nettoyer l’intérieur de l’articulation de différents débris de cartilage, en cas de début d’arthrose par exemple.

Arthrose : quel traitement ?

Il n’existe à ce jour aucun traitement qui traite l’arthrose. Ceux disponibles à l’heure actuelle visent à retarder ou à soulager les symptômes. Le traitement varie en fonction de l’articulation atteinte et de votre âge par exemple.
La prise en charge médicamenteuse de l’arthrose se fait notamment à l’aide :

  • d’antalgiques,
  • d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS),
  • ou encore d’injections d’acide hyaluronique ou d’anti-inflammatoires stéroïdiens, entre autres.

Lors d’une évolution plus avancée, l’os peut subir des remodelages. Remodelages qui atteignent le seuil même du tissu osseux sous-jacent au cartilage usé. Ce remaniement osseux peut donner lieu à l’apparition d’avancées d’os par production réactionnelle aux contraintes, ostéophytose, appelés becs de perroquet. Dans certains cas, la chirurgie est envisagée. Notamment pour la pose d’une prothèse totale de hanche par exemple.
Ces points restent à discuter directement avec votre médecin.

Arthrose et ostéopathie

L’ostéopathie est une médecine alternative, douce et naturelle. Elle permet de réduire les douleurs liées à l’arthrose et de ralentir son évolution.
Nous ne considérons pas, comme de nombreux spécialistes dans le milieu médical, que l’arthrose est une maladie articulaire.
Lors des douleurs d’arthrose sur une articulation donnée, d’autres douleurs sont en général associées. Telles que des lombalgies, des cervicalgies comme des torticolis, ou encore des sciatalgies comme une sciatique, entre autres.
Votre système musculaire doit s’adapter en permanence aux contraintes sur l‘articulation, sachant qu’il y participe lui-même.
Votre ostéopathe travaille sur la tonicité des groupes musculaires, et sur l’ajustement de vos articulations. Afin de limiter les contraintes, de réduire les douleurs et d’augmenter votre capacité de mouvement.
Si certaines douleurs comme les lombalgies peuvent être causées par l’arthrose, certaines atteintes peuvent aussi avoir pour cause l’arthrose. Notamment la névralgie cervico-brachiale ou encore le syndrome de Maigne.

Le mouvement est bon pour la santé de vos articulations

Ce qui se passe au niveau des articulations lors d’un mouvement est complexe.
À la surface du cartilage articulaire, une partie de l’articulation mise en charge assure le fonctionnement mécanique et amortit les contraintes. Pendant ce temps, l’autre partie de cette même articulation, mise en décharge, assure le fonctionnement circulatoire. Elle récupère l’eau et les nutriments nécessaires à la trophicité du cartilage avant de se voir à son tour mise en charge. Et ce, pendant que la première partie de l’articulation s’occupe alors de la trophicité. Et ainsi de suite.
Par trophicité, comprenez la capacité du cartilage à s’entretenir, à prendre sa nourriture et à rejeter ses déchets.
Et tout ce processus participe à la bonne santé de l’articulation. Le mouvement est donc primordial pour préserver l’état de vos articulations. Ainsi, l’immobilité n’est pas forcément votre alliée.

La contrainte ralentit la récupération de vos articulations

Des modifications biomécaniques perturbent ce processus. Et contraingnent une partie de la surface articulaire à avoir une durée de mise en charge supérieure à son potentiel.
Le cartilage est en effet construit pour résister à la pression. Mais la surface articulaire contrainte trop longtemps ou trop souvent enclenche une diminution des échanges liquidiens et de sa trophicité.
Le cartilage, qui perd de l’eau, devient alors moins résistant aux contraintes extérieures à l’articulation. C’est la rupture du filet de fibres de collagène des couches superficielles et moyennes du tissu cartilagineux qui déclenche la réaction inflammatoire.
Cette inflammation ne se limite pas au cartilage. Elle va en fait mettre en jeu toute l’articulation par l’intermédiaire de la membrane synoviale. Membrane qui en plus de s’accoler aux pourtours de vos os avec leurs cartilages, contient le liquide synovial. Et elle constitue aussi une grande partie des ligaments de votre articulation.

Quand votre corps prend le relais

Comme un effet domino, nous passons alors d’un problème local au niveau du cartilage, à une réponse de toute l’articulation. Puis enfin, de l’ensemble du corps.
Pour diminuer la réaction inflammatoire et la douleur, automatiquement, le corps va mettre au repos cette zone. Ce qui engendre alors une hypomobilité et un déséquilibre plus ou moins important.
Cela se traduit par des douleurs à minima au niveau de l’articulation touchée. Vos lombaires à la marche, vos genoux ou encore vos cervicales lors de rotations de tête.
Votre ostéopathe identifie alors les zones de contraintes lors du mouvement et ajuste les structures musculaires et articulaires. Dans le but de redonner un équilibre optimal à vos articulations.

Choyer les os

L’ostéopathe travaille, par des pressions légères, directement sur l’os. Mais aussi sur les structures qui exercent une contrainte sur celui-ci. L’os est un tissu vivant, qui subit de nombreuses contraintes de poids et de mouvement.
Votre ostéopathe travaille alors sur l’os. Os qui fait partie intégrante de votre articulation mise à mal. Avec notamment les insertions de ses ligaments, de ses tendons et bien entendu de leur cartilage.

Un point sur vos habitudes

Vos articulations peuvent être contraintes par de nombreux facteurs, notamment :

  • chocs répétés,
  • mouvements non ergonomiques,
  • contraintes sur de longues durées,
  • ou encore pas ou peu de récupération.

Cela peut être vécu comme un traumatisme pour vos articulations.
Ces traumatismes peuvent alors mener à l’inflammation de votre tissu osseux et à terme à une arthrose des articulations en regard.
Le travail préventif de votre ostéopathe, ainsi que le respect d’une bonne ergonomie et d’une hygiène de vie adaptée, permettent de limiter et d’éviter l’apparition d’arthrose.

Douleurs articulaires et ménopause

Lors de la ménopause, votre équilibre hormonal est modifié. Cela peut entraîner une augmentation de l’arthrose après celle-ci. C’est notamment la diminution des hormones féminines, œstrogène et progestérone, qui est mise en cause.
Parfois, certains médecins préconisent des hormones substitutives afin d’en diminuer le développement. En revanche, rien ne montre que cela aurait des effets positifs sur l’arthrose déjà établie. Et certaines études3 montrent que ces hormones substitutives augmentent les risques de cancer du sein.
Votre ostéopathe travaille lui de manière douce et naturelle sur la régulation de votre système hormonal. Dans le but de freiner le développement de l’arthrose. Mais aussi d’améliorer votre quotidien et diminuer les gênes et douleurs.

L’ostéopathie seule ne suffit pas

L’hygiène de vie dans le processus de création arthrosique est inévitable et plurifactorielle.
Votre ostéopathe ne peut soulager votre arthrose sans votre aide. Il est en effet primordial :
d’éviter la sédentarité, ou de la diminuer ou la compenser,
de pratiquer une activité avec une gestuelle adaptée physiologiquement pour la santé de vos articulations,
mais aussi de dormir suffisamment, et de pallier aux troubles empêchant votre bonne récupération nocturne, comme une éventuelle apnée du sommeil.

Notes et références

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  1. https://www.inserm.fr/dossier/arthrose/#:~:text=L’arthrose%20est%20la%20maladie,’une%20sur%20l’autre[]
  2. https://public.larhumatologie.fr/grandes-maladies/arthrose/qui-est-touche-par-larthrose[]
  3. https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(19)31709-X/fulltext[]

Rédigé par

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