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Cicatrice adhérente : traiter et soulager les douleurs avec l’ostéopathie

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cicatrice ostéopathe césarienne
Approuvé par un·e ostéopathe DO

Vous souffrez d’adhérences cicatricielles ?
Ces cicatrices se forment à l’intérieur de votre corps et font souvent suite à une intervention chirurgicale, ou une blessure par exemple.

Ces adhérences peuvent être à l’origine de douleurs et de divers troubles.
En effet, leur développement vient lier et comprimer vos articulations, vos nerfs et vos organes entre eux. Ce qui déclenche bien souvent des symptômes qui vous amènent à rechercher des remèdes pour les soulager.

Comment traiter les adhérences naturellement ? L’ostéopathie permet à la fois de limiter la formation d’adhérence, mais aussi de soulager les douleurs et symptômes si elles sont déjà présentes.
Et ce, peu importe la zone de votre cicatrice adhérente, son ancienneté, ou encore son origine.
L’ostéopathie va agir directement sur l’adhérence, mais également à distance sur les douleurs cicatricielles et raideurs qu’elle peut causer.

Adhérences : les symptômes

Une cicatrice est formée naturellement par votre corps à la suite d’une blessure, infection, inflammation, ou encore d’une opération. Votre organisme tente de réparer la zone blessée le plus rapidement possible, pour notamment éviter une infection. Il cherche à se protéger en agissant vite.
Votre peau et vos tissus sous-jacents sont alors affectés. Ils se réparent ensuite par la jonction et la formation de nouveaux tissus entre eux.
Selon la gravité de la blessure, votre corps peut restaurer le tissu à son état initial. Mais généralement, le tissu est remplacé par un tissu cicatriciel de qualité inférieure qui ne peut pas remplacer complètement le tissu manquant.
C’est là que peuvent apparaître de potentielles adhérences, parfois aussi appelées tissu cicatriciel interne.

L’origine de la douleur

Votre peau présente plusieurs couches de tissus successifs qui sont interdépendantes entre elles. Lors d’une blessure ou d’une opération, le processus de cicatrisation peut engendrer une fusion des tissus cicatriciels respectifs de chaque couche. C’est ainsi que la couche superficielle peut être recousue et se solidariser avec une couche plus profonde.
Alors, les tissus qui se forment entre eux perdent leur capacité de glissement. Ce qui empêchent la bonne mobilité de l’ensemble de la zone concernée par la cicatrice.
La formation de ces bandes fibreuses peut alors prendre beaucoup de terrain. Comme une toile d’araignée qui se tisse. Ces bandes fibreuses risquent de relier des organes, tissus ou encore articulation entre eux.

Cicatrice adhérente avec symptômes

Les symptômes causés par les adhérences cicatricielles, peuvent être nombreux. Ils dépendent de leurs localisations et des organes, tissus ou articulations touchés.
Vous pouvez notamment souffrir :

  • de raideurs,
  • d’un certain manque de souplesse,
  • d’inconforts et douleurs,
  • mais aussi d’un parasitage de l’information de la zone cicatricielle au système nerveux central.

Selon leur localisation, ces adhérences peuvent entraîner des troubles importants.

Adhérences cicatricielles sans symptôme

Il est possible que vous ayez des adhérences cicatricielles sans qu’elles ne provoquent de douleur. Cela ne veut pas dire pour autant qu’elles ne perturbent pas votre organisme.
En effet, ces adhérences peuvent constituer une source d’information erronée pour votre corps. Ce qui risque alors de perturber la justesse de ses propres positionnements.
Résultat ? Vous pouvez ressentir des douleurs à distance de la zone cicatricielle.
C’est ainsi qu’une cicatrice au niveau de votre ventre pourrait générer des cervicalgies1, ou des lombalgies. Elle peut également perturber votre corps lors d’efforts comme la course à pieds, et vous exposer alors au risque d’entorse de la cheville notamment. Mais aussi à d’autres blessures musculaires comme une élongation ou un claquage par exemple.

Comment traiter les adhérences naturellement grâce à l’ostéopathie ?

Le traitement des adhérences cicatricielles dépend de leurs localisations et des problèmes qu’elles engendrent. Votre médecin peut vous recommander le bon traitement. Il est parfois nécessaire de recourir à la chirurgie pour traiter les adhérences. Mais cette option est généralement envisagée si les traitements déjà effectués n’ont pas apporté suffisamment de résultats. Ou si vos adhérences ont une incidence sur votre pronostic vital.

En dehors de tout signe de gravité, l’ostéopathie permet de limiter la formation d’adhérence, et de soulager les douleurs cicatricielles si elles sont déjà présentes.
Attention, votre cicatrice en elle-même ne permet pas véritablement de présager de la formation d’adhérence. Elle peut être récente ou ancienne, profonde ou superficielle, avoir bien ou mal cicatrisée, sans qu’il n’y ait de véritable règle sur la présence de tissu cicatriciel interne.
Par exemple, une plaie bien cicatrisée en apparence et en surface peut malgré tout cacher des adhérences en interne. Il est donc toujours pertinent de consulter.

Agir immédiatement

Le soin ostéo s’inscrit en synergie avec l’approche de la kiné. Les techniques employées sont complémentaires et n’agissent pas sur les mêmes sphères exactement.
Un premier travail ostéo peut être réalisé durant la cicatrisation, sans contact direct avec votre cicatrice. Ensuite, lorsque la plaie est guérie, un travail ostéo en direct sur la cicatrice est alors possible. Soit 5 à 6 semaines après l’intervention chirurgicale ou le traumatisme, en règle générale.
Grâce à des manipulations douces et adaptées, votre ostéopathe améliore et soutient l’élasticité de votre peau. Ce qui contribue à ralentir le processus de formation d’adhérence, ainsi qu’à diminuer les différentes perturbations qu’elle peuvent provoquer.
Un à deux soins suffisent à ce que vous ressentiez les effets bénéfiques du traitement ostéo. Néanmoins, lorsque la cicatrice est ancienne ou que les adhérences sont chroniques, le travail peut être plus long. Un suivi régulier sur plusieurs mois est parfois nécessaire.

Regagner en mobilité

La technique consiste à décoller la cicatrice adhérente. C’est-à-dire soigner la cicatrice délicatement et la mobiliser en douceur. Les mouvements précis pratiqués par l’ostéopathe partent dans diverses directions en fonctions des plans tissulaires auxquels elle adhère :

  • la peau,
  • les membranes,
  • les muscles,
  • les organes,
  • etc.

Le massage de la cicatrice permet d’augmenter la circulation dans la zone cicatricielle. Mais aussi de réduire la boursouflure éventuelle et de retrouver les mouvements initiaux des tissus de votre corps.
Les soins de votre ostéopathe diffèrent en fonction de ce qui a causé vos adhérences. Mais aussi de la localisation de celles-ci et des répercussions qu’elles ont entraîné sur votre corps.

Ce soin local peut être prolongé par le kinésithérapeute à l’aide de ses massages; la notion de répétition peut dans certaines situations être intéressante.

Corriger le schéma corporel modifié par les adhérences cicatricielles

L’ostéopathe doit se pencher sur votre schéma corporel, certainement modifié par la cicatrice.
Imaginez une chemise que vous portez. Lorsque vous boutonnez lundi avec mardi, votre chemise tire vers le bas ou plus d’un côté que l’autre n’est-ce pas ? Et c’est accentué lorsque vous levez les bras ?
Il en va de même pour une cicatrice. Cela a pour effet de parasiter votre posture et d’engendrer des tensions dans votre corps. Lequel a alors tendance à se pencher ou se tourner dans un sens ou dans l’autre. Et cela en fonction de la manière dont votre cerveau intègre l’information.
Cela peut s’observer dans le cas des adhérences abdominales par exemple. Mais également en cas de cicatrice plus légère, après une blessure peu profonde.
L’ostéopathe identifie alors les zones de contraintes pour relâcher les tensions de vos cicatrices perturbatrices.

Focus sur certaines adhérences cicatricielles fréquentes

Selon leur localisation, ces adhérences peuvent entraîner des troubles importants. Elles concernent souvent les tissus et organes et parfois les articulations.

En cas de chirurgie, les adhérences post-opératoires sont fréquentes. Ainsi, il est toujours pertinent de consulter votre ostéopathe après une opération pour limiter la formation d’adhérence.

Césarienne, chirurgie en urologie ou en gynécologie

La présence de ces adhérences est fréquente dans la zone du bassin.
En effet, entre 80% et 90% des patient·es sont concerné·es par les adhérences après une chirurgie de l’abdomen, une chirurgie gynécologique ou une chirurgie colorectale.
On parle alors d’adhérences pelviennes.
Les symptômes d’adhérences pelviennes sont nombreux et varient d’une personne à l’autre:

  • troubles articulaires et/ou musculaires comme la coxalgie ou comme la lombalgie
  • troubles gynécologiques comme des douleurs menstruelles
  • douleurs pelviennes chroniques, durant les rapports sexuels par exemple
  • infertilité, notamment infertilité secondaire2
  • occlusion de l’intestin grêle3
  • etc.

Après une opération uro-gynécologique, une épisiotomie ou encore une césarienne, les adhérences peuvent entraîner des troubles du fonctionnement uro-génital. De même, en cas d’adhérence après une hystérectomie.

Des adhérences au côlon peuvent également avoir une incidence sur la sphère digestive.

Un travail sur la zone pelvienne et à distance

L’ostéopathe travaille alors sur chacune des structures pelviennes : utérus, ovaires, vessie, côlon. Pour s’assurer de leur bon fonctionnement et leur permettre de retrouver toute leur mobilité.
Les techniques ont notamment pour objectif de revasculariser la zone, et de faciliter le glissement des organes entre eux. Toutes les tensions sans rapport avec les adhérences mais qui viennent contraindre la zone pelvienne sont elles aussi traitées. En effet, moins de contraintes s’exercent sur la zone déjà limitée par des adhérences, plus elle a de possibilité de rester mobile.
Les techniques employées sont douces et non invasives. Les soins se font exclusivement en externe. Pas de toucher vaginal, ni de toucher rectal donc. Vous pouvez rester en sous-vêtements durant tout le soin. Voire même garder vos vêtements si vous êtes plus à l’aise avec.

Focus : adhérence cicatrice césarienne

Bien que l’utérus soit le premier concerné lors d’une césarienne, c’est une chirurgie qui se fait au niveau pelvien. Dès lors, les organes adjacents peuvent être perturbés voire mis à mal.
Cela peut être le cas, entre autres, de la vessie. Et lorsque la vessie est touchée par des adhérences, la miction est alors bien souvent impactée. Et vous pouvez vous retrouver dérangée pour faire pipi. Il peut s’agir :

    • d’un résidu post-mictionnel, soit une impossibilité à évacuer la totalité de l’urine,
    • ou encore d’une pollakiurie, qui provoque des envies fréquentes d’aller aux toilettes.

Mais cela peut aussi concerner la sphère digestive basse et le côlon sigmoïde par exemple, avec l’apparition possible d’hémorroïdes.
Ici le soin porte à la fois sur la formation d’adhérence, sur l’ensemble de la sphère uro-gynécologique, et sur la sphère émotionnelle. En effet, il est fréquent qu’une césarienne ne soit pas bien vécue, et laisse des traces émotionnelles dans vos tissus.

Chirurgie de la zone abdominale

Selon leur localisation, ces adhérences peuvent entraîner des troubles importants. C’est notamment le cas lorsqu’elles sont présentes au niveau viscéral. En effet, elles peuvent conduire à terme à une occlusion intestinale. On parle parfois dans ce cas de brides intestinales.
Après une chirurgie au niveau de l’abdomen, comme une sleeve gastrectomie4 par exemple, de nombreuses adhérences abdominales peuvent se créer. Adhérences qui génèrent alors des troubles de la digestion.
L’objectif est alors de vous aider à retrouver la mobilité de vos organes pour garder ou récupérer un transit confortable.

Chirurgie du rachis

En cas d’atteinte sur votre colonne vertébrale, lors d’une hernie discale par exemple, les adhérences peuvent perturber votre posture. Elles engendrent de ce fait des lombalgies ou des cervicalgies, car votre colonne s’adapte.
Ces contraintes constituent alors un terrain propice aux récidives de hernie. Et ce, jusqu’à plusieurs années après votre opération. Peuvent alors en résulter des douleurs à distance comme des maux de tête. Mais aussi des sensations vertigineuses ou encore des maux de ventre, parmi tant d’autres.
Votre ostéopathe doit alors travailler sur les composants de votre colonne vertébrale et ce qui l’entoure en termes d’organes. Notamment les plans de glissements entre vos muscles, leurs enveloppes, ainsi que vos vertèbres.

Blessure et reprise sportive

Les adhérences d’une cicatrice peuvent avoir un impact sur votre pratique sportive et altérer vos performances.
En effet, elles peuvent :

restreindre votre capacité de mouvement en raison de la limitation de glissement de votre peau et de vos tissus.
parasiter la justesse de votre technique et donc à terme, altérer la qualité de votre pratique.
vous fatiguer davantage et augmenter le risque de blessure.

Ainsi, votre ostéopathe vous accompagne afin de vous libérer de ses tensions pour retrouver votre plaisir de pratiquer, et vos performances.
Les soins portent principalement sur une bonne vascularisation pour une meilleure cicatrisation.
La phase de récupération varie en fonction de votre forme, de l’avancement de votre cicatrisation et de l’état de vos adhérences. La reprise doit être progressive, et sans douleur. La douleur est un indicateur important pour marquer la limite de l’intensité de votre effort, afin de ne pas prendre le risque de vous fragiliser.

L’essentiel
Les cicatrices adhérentes sont localisées à l’intérieur de votre corps. Et peuvent se retrouver sur toutes ses zones, à la suite d’une blessure ou d’une intervention chirurgicale principalement.
Leur développement progressif peut causer des dégâts en interne, plus ou moins douloureux selon leur stade d’avancement. Consulter rapidement votre ostéopathe permet d’agir efficacement sur ces symptômes et leur développement. Afin de les réduire et les faire disparaître.
Ne restez pas avec de telles douleurs. Après un choc, une chirurgie, récente ou peut être même ancienne, il est toujours temps d’agir. Pour retrouver le plein usage de votre corps et de sa mobilité. Sans douleur.

Notes et réferences

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  1. https://www.ameli.fr/haute-garonne/assure/sante/themes/cervicalgie/definition-symptomes-causes[]
  2. https://www.deuxiemeavis.fr/blog/article/308-l-infertilite-apres-une-premiere-grossesse-c-est-possible[]
  3. https://www.24hsante.com/adherences-post-operatoires-un-risque-frequent/[]
  4. https://www.passeportsante.net/fr/Maux/examens-medicaux-operations/Fiche.aspx?doc=gastrectomie[]

Rédigé par

Cabinet B

Cabinet B

Équipe qui regroupe des professionnel·les de la santé, du bien-être et du mouvement. Animé·es par une volonté de partage, nos expert·es diffusent ici leurs retours d’expériences, savoirs et conseils. Pour favoriser l’accès à des connaissances de manière claire et transparente.

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Commentaires

  • Harielle says:

    Bonjour et merci pour cet article, qui me permet de découvrir que mon ostéopathe va pouvoir agir sur mes douleurs. Je souffre suite à une césarienne qui remonte à bientôt 1 an maintenant. Je cherche une solution naturelle et j’ai vu sur un forum que les huiles essentielles permettent aussi de soulager une cicatrice adhérente. Avez-vous un avis sur le sujet ?

    • Cabinet B says:

      Merci de partager votre expérience.
      Nous avons aussi vu passer sur le net ces remèdes pour soulager des cicatrices adhérentes. À base d’huiles essentielles ou d’utilisation de plantes notamment. Néanmoins, leur efficacité n’a d’ailleurs jamais été prouvée. Même s’ ils semblent en soi inoffensifs.
      Nous vous conseillons de vous rapprocher d’un·e aromathérapeute qui pourra davantage vous conseiller. Nous espérons que vous trouverez un soulagement suite à votre consultation avec votre ostéopathe.
      L’équipe du cabinet B

  • cecile says:

    Merci bcp pr cet articl sur les adérances. J’ai sa depuis que mon bébé et né et le medecin me dit d’attendre et que sa passera. J’ai trop mal je vais prendre rdv

    • Cabinet B says:

      Merci de votre retour sur cet article. En effet, il n’est jamais normal d’avoir mal. Ne laissez pas traîner une telle souffrance. Vous pouvez en discuter avec votre ostéopathe. Aussi, n’hésitez pas à vous rapprocher de praticien·nes spécialistes de la sphère périnatale pour vous accompagner au mieux sur ces sujets du post-partum.
      L’équipe du Cabinet B

  • Marie says:

    Je suis ravie de découvrir cet article qui traite du sujet des cicatrices adhérentes. J’ai eu une adhérence post-opératoire avec des symptômes associés suite à une opération chirurgicale il y a quelques années. J’ai mis du temps à m’en remettre, je ne savais pas de quoi il s’agissait. Le diagnostic a pris du temps. Je suis vigilante désormais. Si j’avais découvert votre article à l’époque, cela m’aurait beaucoup aidée. Je suis sûre qu’il sera d’une grande aide pour beaucoup de personnes. Merci de partager ces informations.

    • Cabinet B says:

      Toute l’équipe rédactionnelle vous remercie pour ce partage. Cet article vise en effet à informer sur les symptômes des cicatrices adhérentes et sur les solutions pour y remédier. Votre commentaire permet aussi de rassurer des personnes en situation d’errance médicale face à de telles souffrances.
      Des solutions existent. N’hésitez pas à en discuter avec votre équipe médicale.
      L’équipe du cabinet B

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