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Mal de ventre chez l’enfant, et si c’était le stress ?

Cabinet B

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Approuvé par un·e ostéopathe DO

Les enfants ne savent pas forcément poser les mots sur leur état de stress et d’anxiété. Un enfant ne sait pas forcément mettre les mots sur sa contrariété, son anxiété. “J’ai mal au ventre” peut être une manière d’exprimer quelque chose d’autre, plus complexe à appréhender pour un·e enfant.

Mais pourquoi les enfants ont mal au ventre ?

Parce que c’est bel et bien le cas : leur estomac leur fait mal.
Ce n’est ni de la comédie, ni un caprice, ni une manière d’attirer votre attention.Si votre enfant vous dit que son ventre lui fait mal, c’est très probablement le cas mal.
Généralement, ces douleurs sont sans gravité, mais ce n’est pas toujours le cas.
Les causes à l’origine des maux de ventre peuvent être multiples. Elles peuvent être physiques et symptomatiques d’un trouble. Mais elles peuvent aussi être en lien avec la sphère émotionnelle, et/ou psychologique. Et c’est là tout le sujet de cet article.

Les principaux troubles de l’estomac chez l’enfant

Le stress peut notamment être à l’origine de ces douleurs. Néanmoins il est important d’écarter au préalable tout trouble physique qui pourrait être lié à une pathologie.
L’exercice est difficile car votre enfant peut avoir du mal à poser les mots sur ses maux, et à décrire ses sensations.

Constipation et gaz

La constipation est parfois la cause des maux de ventre chez l’enfant.
On parle de constipation dès lors que votre enfant n’est pas allé·e à la selle pendant deux jours consécutifs ou plus. Cela peut se traduire par des crampes au niveau de l’estomac et des ballonnements.
La constipation est à l’origine de près de 50% des douleurs abdominales chez les enfants.

Attention, un enfant qui va à la selle régulièrement peut quand même être constipé·e.
En effet, certain·es enfants ont du mal à expulser la totalité des matières fécales. Elles s’accumulent alors dans leur côlon et causent la constipation.

Autre trouble fréquent derrière les maux de ventre chez l’enfant : les gaz. Ils se forment lorsque la nourriture est traitée par les bactéries dans le gros intestin.
Il est normal d’avoir des gaz. Néanmoins lorsqu’ils sont fréquents, douloureux ou odorants il faut s’interroger sur une éventuelle allergie ou intolérance.

Reflux gastro-œsophagien (RGO)

Le reflux gastro-œsophagien est un trouble digestif fréquent chez les nourrissons et les adultes, mais aussi chez les enfants.
Les remontées gastriques correspondent au contenu acide de l’estomac qui remonte. Elles surviennent lorsque le muscle qui doit normalement fermer l’œsophage n’assure pas correctement sa fonction de clapet.
Plusieurs signes peuvent vous faire suspecter un RGO.

Un·e enfant peut par exemple se plaindre d’une sensation de brûlure à la poitrine et au milieu de l’abdomen. Mais des caries par exemple, peuvent également être un signal à surveiller. En effet, l’acidité des remontées peut abîmer l’émail des dents.
Les remontées provoquent des douleurs vives qui peuvent réveiller votre enfant. Des difficultés à enchaîner les cycles de sommeil, ou à rester en position allongée sont également des indicateurs d’un potentiel RGO.

Retrouvez ici l’action de l’ostéopathie sur les reflux gastro-œsophagien chez l’enfant.

Ulcère gastroduodénal

Ici la douleur est intermittente et survient souvent au milieu de la nuit, lorsque l’estomac est vide. Ces douleurs sont souvent accompagnées de vomissement et parfois de sang dans les selles.

Contrairement à la croyance populaire, le stress ne cause pas d’ulcères, bien qu’il puisse en revanche les exacerber. C’est la bactérie Helicobacter pylori1, généralement transmise par l’eau ou la nourriture, qui cause la plupart des ulcères. Par ailleurs, la consommation excessive de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens peut aussi entraîner des ulcères.

Appendicite

Ici, les douleurs sont semblables à une gastro-entérite classique, c’est pourquoi il peut être difficile d’identifier l’appendicite. Si votre enfant se plaint de douleurs autour du nombril qui migrent vers le bas et du côté droit, il faut rester vigilant·e.
Au moindre doute, consultez sans attendre. Notamment si la douleur est exacerbée en position debout, ou lors d’un effort physique.

L’appendicite peut s’accompagner de :

  • nausées,
  • vomissements,
  • perte d’appétit,
  • fièvre,
  • et une éventuelle rigidité du ventre.

Migraine « abdominale »

Jamais entendu parler ? C’est normal, ce trouble reste assez méconnu.

Ici, la douleur se localise généralement autour du nombril.
Elle est très intense et dure entre 1 heure et 72 heures. Souvent, la migraine abdominale2 s’accompagne de vomissements, d’une perte d’appétit et d’une certaine pâleur. Elle se caractérise par 5 crises à minima de douleurs abdominales.

La cause semble être la même que pour des migraines classiques. En effet, ce sont les mêmes déclencheurs neuro-vasculaires qui en sont à l’origine.

Syndrome du côlon irritable

Le syndrome du côlon irritable se caractérise par des ballonnements, des gaz ainsi que de la diarrhée.
Ce syndrome ne touche pas que les adultes. Certains enfants présentent des symptômes de ce syndrome. Notamment au contact de certains aliments, ou de situations de stress. Un facteur héréditaire semble jouer un rôle.

Syndrome de douleur abdominale fonctionnelle (SDAF)

Ici, votre enfant peut se plaindre de douleurs récurrentes autour de son nombril, généralement le matin au réveil mais aussi le soir à l’heure du coucher. Les crises de douleurs peuvent s’étaler sur des heures et refaire surface de temps à autres sur plusieurs semaines. Ces maux relativement intenses peuvent conduire à des positions antalgiques. Des positions que votre enfant adopte en vue de diminuer sa douleur. Comme se tordre, se recroqueviller, etc.

Le syndrome de douleur abdominale fonctionnelle a pour origine un intestin trop sensible et fragile. Le moindre virus ou gaz peut faire extrêmement mal, et ce, même une fois que le dit virus est passé.

Mais tout comme dans le syndrome du côlon irritable, le stress est aussi une cause majeure de douleurs abdominales fonctionnelles.

Mon enfant a souvent mal au ventre, mais il n’a aucun symptôme visible

Il est important de prendre votre enfant au sérieux. Même lorsque vous ne voyez pas de symptômes ou signes qui peuvent vous aiguiller.
Ces maux, l’expression d’une douleur traduisent peut-être une souffrance psychologique et/ou émotionnelle.

Observez votre enfant

Certains enfants ont du mal à exprimer leurs craintes et leurs angoisses.
L’heure du coucher, ou le chemin de l’école sont des moments où votre enfant a mal au ventre ? Ce sont des moments qui peuvent être source d’angoisse pour eux. En effet, le soir quand il fait noir, les enfants sont seul·es et revivent leur journée.
De plus, les tensions accumulées en journée s’expriment lors du coucher. Ce moment de calme permet à votre enfant d’exprimer ses angoisses, parfois au travers de son mal de ventre.
De même, ses maux du matin peuvent exprimer son angoisse ou mal-être liés à l’école.
Si vous vivez une situation familiale inhabituelle ou complexe, là aussi, votre enfant peut avoir besoin d’un temps d’adaptation. Un mal de ventre peut venir traduire ses peurs et son inconfort.
Toute situation stressante ou ressentie comme telle peut causer des maux de ventre chez votre enfant.

Quand le stress et l’anxiété donnent mal au ventre

On parle de troubles psychosomatiques ou de somatisation quand des troubles psychiques engendrent des symptômes physiques.

L’estomac est le foyer du système nerveux entérique, une partie du système nerveux autonome qui contrôle notre système digestif. Vous avez déjà certainement entendu dire que l’intestin est notre deuxième cerveau. Et pour cause !

L’intestin est pourvu de 200 millions de neurones et il communique directement avec notre – premier – cerveau.

D’ailleurs, les expressions françaises ne manquent pas pour exprimer ces interactions. Face à des situations anxiogènes, on dit souvent que l’on a « la peur au ventre » ou encore « l’estomac noué ».

Au passage, les adultes aussi sont exposés aux troubles psychosomatiques. Il peut s’agir de troubles digestifs mais aussi de maux de dos, des douleurs cervicales, etc.

La connexion cerveau-intestin

Il en va de même pour les plus jeunes. Certain·es ont une connexion cerveau-intestin accrue, rendant alors leur estomac plus sensible au stress et aux angoisses.
De nombreuses recherches ont lieu sur le lien entre anxiété et microbiote intestinal par exemple3. L’une d’entre elles indique d’ailleurs un lien entre des douleurs à l’estomac durant l’enfance et un trouble anxieux à l’âge adulte. Nous en sommes aux prémices des découvertes sur le sujet.

Douleurs physiques, causes émotionnelles : briser le cercle vicieux

Le stress et l’anxiété sont comme absorbés physiquement par certain·es enfants, et se manifestent via l’estomac.
Tout cela génère alors souvent un cercle vicieux. En effet, l’enfant est stressé·e,a mal au ventre. Ses douleurs l’angoissent, son mal de ventre s’accentue.

Ces douleurs peuvent aussi sérieusement impacter son quotidien et altérer ses capacités d’apprentissage et de concentration à l’école. Parfois même, elles peuvent être la cause d’absentéisme scolaire.

Nous vous conseillons ainsi de prendre au sérieux ses maux de ventre et d’agir en conséquence.

Mon enfant a mal au ventre et le stress semble être en cause. Que faire ?

L’écouter

Faites confiance à votre enfant.
Ne mettez pas en doute sa parole lorsqu’iel se plaint de maux de ventre. Écouter ses maux, c’est instaurer un climat de confiance entre vous.
Ce climat de confiance est essentiel. Il vous permettra d’identifier la cause de ses angoisses, mais aussi de l’accompagner dans ses phases difficiles.

Lui expliquer

Après avoir consulté un médecin et écarté toute pathologie, expliquez-lui de façon simple les interactions entre son cerveau et son intestin. Cela permet d’éviter une angoisse supplémentaire quant au fait que ses douleurs seraient le signe d’une maladie grave.

Lui expliquer lui permet de comprendre. Comprendre c’est retrouver un certain pouvoir sur son corps, ses sensations, ses émotions. Et c’est aussi l’occasion de mettre des mots sur tout cela.

Rassurer, apaiser

Rassurez votre enfant par votre présence et parlez-lui avec une voix douce et calme lors de ses moments d’anxiété.

Identifier les causes de ses angoisses

Certainement l’une des tâches les moins aisées. Parfois l’enfant n’ose pas en parler et ne vous communique pas les causes de ses angoisses pour plusieurs raisons. Il peut s’agir de honte,d’une appréhension face à votre réaction, d’une peur de décevoir, etc.

Exprimer vos propres émotions, ressentis et difficultés permet de légitimer celles de votre enfant. Cela envoie aussi le signal que se confier peut faire du bien, et que votre enfant n’est pas seul·e à faire face à ce type de difficultés.

Parfois il est plus facile de se confier à d’autres personnes que ses parents. Ne vous braquez pas, ce n’est pas un signe de manque de confiance en vous, ou que vous n’êtes pas à la hauteur. La peur de vous décevoir peut être forte. Parler à quelqu’un·e d’autre peut être plus facile, car représenter moins d’enjeux.

Veiller à une bonne hygiène de vie

Son estomac est fragile et déjà bien impacté par ses angoisses. Ainsi, veillez à une alimentation saine, variée et équilibrée. Mais qui reste une alimentation plaisir également. Manger doit rester un moment plaisant. Mieux vaut parfois une assiette de pâtes dans un contexte apaisé qu’un repas de brocoli qui tourne à la crise.

Pratiquer une activité physique, jouer en extérieur, prendre le soleil, est important. Car bouger, c’est bon pour le système digestif et le corps dans son entier, mais c’est aussi bon pour le moral.
Toute activité dont votre enfant est acteur.rice qui procure du plaisir doit être encouragée.

Envisager une prise en charge adaptée

Si le stress cause les maux de ventre de votre enfant, les médicaments ne sont que peu efficaces. Envisagez plutôt de vous tourner vers des techniques naturelles comme le yoga parent-enfant, l’hypnose, la sophrologie ou encore l’ostéopathie. L’accompagnement par un·e psychologue peut également être intéressant.

Pour en savoir plus sur l’action de l’ostéopathie sur le stress, consultez cet article : stress et ostéopathie, les conseils d’un ostéopathe.

Notes et références

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