Skip to main content
MangerApprendreRencontrerGrandirBougerEnfanterÊtreGuérir

Grossesse : soulager le syndrome de Lacomme grâce à l’ostéopathie

Cabinet B

Cabinet B

Whatsapp Messenger Facebook
syndrome lacomme grossesse ostéopathe
Approuvé par un·e ostéopathe DO

Des douleurs ligamentaires et articulaires peuvent apparaître durant votre grossesse.

Parfois, notamment lors du deuxième trimestre, ces tiraillements peuvent être particulièrement intenses. Surtout au niveau du bassin et du pubis.
Vous pouvez aussi connaître une sensation de brûlure au niveau de l’aine. Ou encore de pesanteur au niveau du bas ventre, comme si bébé allait arriver plus tôt que prévu. Marcher peut être difficile. De nombreuses femmes enceintes ont le sentiment de marcher “comme un canard”.

Vous avez sûrement entendu dire que ces douleurs ligamentaires sont normales chez la femme enceinte.1 Mais c’est faux.
Elles sont fréquentes oui. Pour autant, il n’est jamais normal d’avoir mal.

Ces douleurs peuvent être le signe d’un syndrome de Lacomme. S’il reste bénin, il est particulièrement douloureux et invalidant. Mais il est possible de le soulager naturellement ainsi que les douleurs qu’il occasionne.

Syndrome de Lacomme : définition et symptômes

Syndrome de Lacomme : qu’est-ce que c’est ?

Comme beaucoup de syndromes, il porte le nom du médecin qui l’a découvert. Ici en l’occurrence, Maurice Lacomme, obstétricien français.
On l’appelle aussi syndrome ostéo-musculo-articulaire abdomino-pelvien bénin. On parle également de douleurs ostéo-articulaires de la ceinture pelvienne.
Près de 20% des femmes enceintes souffrent du syndrome de Lacomme au cours de leur grossesse. Il survient généralement à partir du 2ème trimestre de grossesse et est exacerbé au cours du 3ème trimestre.2

Il est principalement caractérisé par des douleurs ligamentaires au niveau du bassin et de la symphyse pubienne. La symphyse pubienne est une structure qui articule les deux branches du pubis.

Syndrome de Lacomme : les symptômes

Les manifestations du syndrome de Lacomme et leurs intensités peuvent être particulièrement variables d’une femme à l’autre.
Les symptômes les plus couramment décrits sont :

  • De fortes douleurs au niveau de la symphyse pubienne, du bassin, du pubis et du périnée
  • Des douleurs qui peuvent irradier au niveau de l’aine, des cuisses et des fesses
  • Une sensation de pesanteur dans le bas du ventre
  • L’impression que l’accouchement est proche, du fait des douleurs qui imitent les contractions

Ces douleurs apparaissent souvent lorsque vous changez de position, ou plus simplement lorsque vous êtes en mouvement. Elles sont parfois si violentes qu’elles peuvent vous empêcher de marcher correctement, ou encore de bouger tout simplement.

Lacomme : un syndrome qui inquiète

Comme beaucoup de douleurs et affections qui touchent les femmes, ce syndrome a longtemps été considéré comme typique de la grossesse. C’est-à-dire “normal”. Les douleurs qu’il provoque ont elles aussi longtemps été minimisées. Qualifiées de mineures, elles peuvent pourtant vous faire vivre un véritable calvaire.
Le manque d’informations, et d’accompagnement sur ce sujet peut conduire à un état d’anxiété important. En effet les douleurs, les difficultés à bouger, associées à ce qui ressemble à des contractions, peuvent être source d’inquiétude durant la grossesse. Beaucoup de femmes enceintes atteintes du syndrome de Lacomme relatent qu’elles ont l’impression que “tout va tomber”. La perspective d’une naissance prématurée est en général l’inquiétude première. Vient ensuite le risque d’être alitée durant le reste de sa grossesse.
Sujet encore moins évoqué, ce “symptôme de grossesse” peut en fait perdurer durant le post-partum. En effet, pour 10%3 des femmes, il persiste jusqu’à 18 mois après l’accouchement.

Syndrome de Lacomme : les causes

Plusieurs causes et hypothèses sont avancées pour expliquer le syndrome de Lacomme, celles-ci sont essentiellement mécaniques et hormonales.

Un corps qui change

Ces douleurs semblent dues à une adaptation de l’organisme durant la grossesse, parallèlement à l’évolution de l’utérus gravide. On parle d’utérus gravide pour qualifier un utérus contenant une grossesse ou des éléments de celle-ci, tels que l’embryon, le placenta, etc.
Votre utérus grossit pendant votre grossesse et votre corps doit s’adapter à ce changement. Mais aussi au poids de votre bébé. Votre volume abdominal augmente en effet progressivement, et apporte différentes contraintes qui peuvent induire et expliquer le syndrome de Lacomme.
Et ces contraintes peuvent être nombreuses : pression intra-abdominale, poids utérin sur le bassin ou encore l’évolution des tensions ligamentaires. D’autres facteurs sont potentiellement mis en cause. Notamment une compression vasculaire des veines responsables de la vascularisation des muscles du bassin.

Ces hormones qui vous veulent du bien

Durant votre grossesse, des variations hormonales peuvent causer certains maux de grossesse.
Néanmoins ces variations hormonales ont pour but de vous préparer à l’accouchement. C’est notamment le cas de la relaxine, hormone qui intervient sur l’élasticité de vos ligaments. Cela prépare ainsi l’ouverture et l’assouplissement de votre bassin pour mettre bébé au monde.
Lorsque ces ligaments gagnent trop en souplesse, ils ne peuvent plus assurer leur rôle de soutien et de maintien au niveau des articulations du bassin. Soit les sacro-iliaques, le pubis, les hanches et les lombo-sacrées.

Prédispositions et facteurs de risque

Il existe également certaines prédispositions à l’apparition du syndrome de Lacomme.
Il peut s’agir d’un terrain douloureux déjà présent, comme des lombalgies, notamment si elles apparaissaient fréquemment durant vos règles. Ou encore des douleurs chroniques suite à un traumatisme du bassin.
Mais le syndrome de Lacomme peut apparaître même si vous avez déjà été enceinte. Des grossesses précédentes ont pu causer une perte d’élasticité des structures du bassin et entraîner des lésions tissulaires.

L’hypokaliémie mise en cause

Les hormones et l’aspect biomécanique ne semblent pas être les seuls à blâmer. Certaines études tendent à montrer que l’hypokaliémie pourrait être à l’origine de ce syndrome. Il s’agit d’un manque de potassium dans le plasma sanguin.4

Syndrome de Lacomme : diagnostic et traitements

Comment être sûre qu’il s’agit bien du syndrome de Lacomme ?

Le diagnostic est clinique. Lors de l’auscultation, votre médecin recherche la sensation de pesanteur douloureuse dans votre bas-ventre avec l’impression que bébé est très bas.

Ensuite, identification des douleurs qui irradient dans les cuisses et les fesses. Ces douleurs peuvent ressembler à des coups de poignard. Et enfin, votre médecin examine également votre capacité à marcher et à changer de position sans gêne ni douleur.

Un examen pratique de palpation en interne de l’utérus et de la symphyse pubienne peut aussi être effectué. Et ce, afin de définir au mieux la localisation de vos douleurs.
Néanmoins si vous n’êtes pas à l’aise avec ces techniques internes vous avez tout à fait le droit de les refuser. Vous êtes seule décisionnaire des gestes qui peuvent être effectués sur votre corps. De plus, elles ne sont pas primordiales pour poser le diagnostic.

Les tests actifs

Votre médecin peut ensuite réaliser des tests dits « actifs ». Il s’agit ici de provoquer la douleur :
par la contraction des muscles qui s’insèrent sur le pubis,
ou encore, par l’étirement des ligaments du bassin par la mobilisation des pièces osseuses.

Votre médecin peut avoir recours au « Patrick’s Faber test ». Ce test consiste à exercer une pression sur la face interne du genou lorsque vous êtes allongée sur le dos. Tout en reposant votre talon sur votre genou opposé. Le test est positif si vous ressentez une douleur au niveau des ligaments sacro-iliaques ou dans la symphyse pubienne.

Écarter les autres pathologies

Les douleurs et symptômes apportés par le syndrome de Lacomme varient d’une femme à l’autre. Mais ils peuvent aussi évoquer d’autres pathologies.

Ainsi, le diagnostic du syndrome de Lacomme ne peut être posé qu’après l’élimination de toutes les autres possibilités liées aux douleurs lombaires ou abdomino-pelviennes durant la grossesse. Il conviendra notamment d’écarter :

Le diagnostic est alors posé en l’absence de symptomatologie associée et dans le cadre d’un examen obstétrical normal.

Quels sont les traitements disponibles contre le syndrome de Lacomme ?

Bien que le syndrome de Lacomme soit particulièrement douloureux, il s’agit d’un trouble bénin. Il ne présente aucun danger pour votre bébé ou vous-même.
A ce jour, il n’existe aucun traitement pour ce symptôme. Bien souvent, le repos est la première et seule chose qui vous sera conseillée.
Votre médecin peut éventuellement vous prescrire du paracétamol, bien qu’il ne soit pas forcément adapté à l’intensité des douleurs. Ou encore, des vitamines. Nous vous conseillons de faire le point directement avec votre médecin, gynécologue obstétricien·ne ou sage-femme.

Soulager le syndrome de Lacomme de manière naturelle

La majorité des traitements médicamenteux sont contre-indiqués durant la grossesse. Et dans le cas du syndrome de Lacomme, ils sont de plus bien souvent inefficaces. Il est néanmoins possible de soulager vos douleurs naturellement.

L’ostéopathie apporte notamment des solutions naturelles efficaces et permet de réduire les douleurs.

Choisissez un·e ostéopathe spécialiste du suivi de la femme enceinte durant votre grossesse. Son expérience, ses formations, ses connaissances et compétences vous assurent un accompagnement davantage spécifique.

Syndrome de Lacomme et ostéopathie

Réel·le allié·e durant votre grossesse, l’ostéopathe est capable de soulager la douleur grâce à des techniques douces de drainage.

Des techniques douces, adaptées à votre situation

Vers une meilleure circulation sanguine

Pendant la grossesse, le bassin peut être congestionné, ce qui peut alors perturber la bonne circulation du sang. De ce fait, lorsqu’une inflammation survient, celle-ci aura tendance à persister. Le drainage et le fait de tendre vers une meilleure circulation permet de limiter l’inflammation et donc les douleurs.

Un soulagement rapide des structures mises à mal

L’ostéopathe travaille également au relâchement des structures du bassin pour redonner un équilibre à celui-ci. Ce qui vous permettra alors de marcher plus facilement, et de bouger sans douleur.

Un suivi tout au long de la grossesse

L’ostéopathie est très efficace en période de crise, pour soulager la douleur. Mais elle permet également un suivi régulier tout au long de la grossesse. Les variations hormonales associées au fait que bébé gagne en place et en poids, peuvent exacerber les symptômes du syndrome.

Pour éviter cela, l’ostéopathe prépare votre bassin, et votre corps de manière plus générale, à l’accouchement.

Syndrome de Lacomme : que fait l’ostéopathe ?

Les techniques utilisées par l’ostéopathe sont exclusivement externes, pas de toucher vaginal. De plus, ces techniques sont totalement sécuritaires pour la santé et le bien-être de bébé.

Lever les tensions subies par l’utérus

Le système de soutien intrinsèque concerne les ligaments propres à la fixation de l’utérus. Il s’agit des lames sacro-recto-génito-vésico-pubiennes, qui entourent celui-ci. Toute tension exercée sur ces lames peut déséquilibrer les lignes de force du bassin osseux. Ce qui engendre alors une traction sur leur point d’ancrage.
Votre utérus doit être mobile et disposer d’un système d’attache relativement souple. Pour cela l’ostéopathe va rétablir la biomécanique physiologique de votre utérus.
Pour ce faire, l’ostéopathe pratique une mobilisation globale de l’utérus. Cela permet un étirement général des ligaments utérins par l’intermédiaire du bassin. Cette technique lève les compressions douloureuses qui s’exercent sur la veine cave. Cette veine de taille relativement importante, est logée principalement dans votre abdomen.

Choyer le bassin

Le bassin est une structure osseuse particulièrement complexe. Il s’adapte en permanence, spécialement chez la femme enceinte.
Des traumatismes anciens, comme une mauvaise chute sur les fesses par exemple, peuvent avoir une incidence lors de votre grossesse. En effet, un bassin qui ne bouge pas de façon optimale peut exacerber les contraintes sur les ligaments, qui se relâchent sous l’effet du système hormonal. Ce qui peut alors potentiellement augmenter les douleurs.
Une meilleure mobilité du bassin, du sacrum et des ligaments sacro-iliaques devrait vous faire gagner en confort.

Soulager les lombaires

Les douleurs lombaires sont fréquentes pendant la grossesse, d’autant plus en cas de syndrome de Lacomme.
Evaluer la douleur et identifier le chemin qu’elle emprunte peut aider à déceler une sciatique de grossesse. Si la douleur irradie vers le bas, vers les membres inférieurs, cela peut en être le signe.
La bonne mobilité des vertèbres lombaires est particulièrement importante dans le positionnement de l’utérus. Notamment car elles peuvent venir tirer sur le ligament lombo-ovarien. Un travail spécifique libère les éventuels blocages lombaires, qui peuvent avoir une origine sous-jacente. C’est la raison pour laquelle votre ostéopathe vérifie la bonne mobilité de l’ensemble de votre colonne vertébrale.

Une attention particulière pour le périnée

Votre périnée a un rôle important, notamment celui de soutenir les organes contenus dans votre bassin. Durant la grossesse, il est donc très sollicité.
Afin d’éviter un relâchement trop important du périnée, un travail sur les attaches du bassin et/ou du sacrum est réalisé. Ce qui aide à tonifier votre périnée tout en améliorant son soutien lors du syndrome de Lacomme.

Soulager la pression abdominale

Deux axes principaux permettent de réduire la pression intra-abdominale :

  • retrouver un transit normal : la pression qu’exerce le poids de votre bébé vers le bas augmente l’étirement ligamentaire. Des épisodes de constipation peuvent exacerber cette pression. Que ces épisodes aient lieu durant votre grossesse, ce qui est très fréquent, ou qu’ils aient été déjà présents avant. Des techniques viscérales seront ici très efficaces.
  • retrouver une capacité respiratoire optimale : votre diaphragme peut souffrir de spasmes. Sa capacité respiratoire est alors limitée puisque vos poumons ne se vident plus en totalité.

Réduire la pression intra-abdominale permet de diminuer la poussée de bébé vers le bas, et donc cette sensation de pesanteur.

S’assurer du fonctionnement optimal du centre intégrateur

La sécrétion hormonale permise par le centre intégrateur, soit le complexe hypothalamo-hypophysaire, peut être perturbée par les structures que l’on trouve à proximité. Mais aussi à distance.
Ce centre intégrateur agit comme le chef d’orchestre de la régulation de votre système hormonal. Celui-ci peut être mis à mal de multiples manières. La prise de certains médicaments avant votre grossesse peut par exemple avoir une incidence lors de celle-ci.
Il peut également s’agir d’un défaut de mobilité des os du crâne, que l’on retrouve à proximité de ce centre. Ou encore des membranes qui les tapissent. L’ostéopathe teste alors les os du crâne et évalue la capacité des membranes à se mouvoir. Notamment la dure-mère, membrane fibreuse qui entoure de nombreux éléments du corps. Ce sont ces membranes qui induisent les mouvements des os.

Assurer un suivi après la grossesse

L’ostéopathie reste pertinente durant le post-partum, notamment pour réduire d’éventuelles douleurs. Elle aide également votre bassin à retrouver peu à peu ses « caractéristiques » d’origine et son « état » initial. Un travail sur le périnée, le bassin et les organes viscéraux permet également de le soulager et d’éviter des troubles fréquents durant le post-partum. Notamment l’incontinence urinaire, l’incontinence anale ou encore les hémorroïdes post-partum.
Des exercices spécifiques à faire à la maison peuvent vous aider à soulager vos douleurs et réduire certains maux.

L’ostéopathie, une médecine complémentaire

La prise en charge par un·e ostéopathe dès le premier mois de grossesse permet d’éviter l’apparition du syndrome de Lacomme. Néanmoins, il reste indispensable de consulter votre gynécologue, obstétricien·ne ou médecin en premier lieu.
Ceci permet notamment d’exclure les complications obstétricales, comme un accouchement prématuré, une grossesse extra-utérine, etc..

Notes et réferences

Une urgence ? Besoin d’un rendez-vous aujourd’hui ?

RDV rapide avec un·e ostéopathe professionnel·le, en cabinet ou à domicile. Soin de qualité, et accompagnement dans la durée. Depuis 15 ans, cet engagement fait notre réputation.

prendre rendez-vous
  1. https://www.pourlascience.fr/sd/evolution/la-taille-du-bassin-feminin-est-modulee-par-les-hormones-au-cours-de-la-vie-12312.php[]
  2. https://www.femmeactuelle.fr/enfant/grossesse/syndrome-de-lacomme-quelles-sont-les-causes-de-cette-maladie-chez-la-femme-enceinte-2102855[]
  3. http://docnum.univ-lorraine.fr/public/BUMED_MESF_2014_CONTRERAS_SOPHIE.pdf[]
  4. H​ . De Tourris, R. Henrion, M. Delecour. Manifestations ostéo-musculo-articulaires. Abrégé illustré, Gynécologie et obstétrique, 6e ​édition. Éditions Masson ; 1994.[]

Rédigé par

Cabinet B

Cabinet B

Équipe qui regroupe des professionnel·les de la santé, du bien-être et du mouvement. Animé·es par une volonté de partage, nos expert·es diffusent ici leurs retours d’expériences, savoirs et conseils. Pour favoriser l’accès à des connaissances de manière claire et transparente.

Vous souhaitez prendre rendez-vous avec un ostéopathe qualifié à Toulouse?

prendre rendez-vous

Laissez un commentaire