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Stress et infertilité féminine : le rôle de l’ostéopathie

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Approuvé par un·e ostéopathe DO

Nous employons l’expression “tomber enceinte” car elle fait partie du langage courant. Néanmoins ce type même d’expression induit tout un imaginaire collectif autour de la grossesse loin d’être représentatif de la réalité.

L’idée même de “tomber enceinte” est problématique. Comme s’il le projet bébé ne reposait que sur la grossesse de la femme, que sur le fait qu’elle soit enceinte. Écartant alors les problématiques de fertilité chez l’homme.

Or, nous savons aujourd’hui qu’environ :

  • 30% des cas d’infertilité dans un couple sont liés à l’homme,
  • 30% à la femme,
  • 30% à des causes mixtes.
  • les 10% restants sont liés à des causes inexpliquées, des problèmes d’infertilité aux origines encore incomprises.

Ici, nous nous intéressons au rôle du stress sur la fertilité chez la femme. Bien qu’il ait également une incidence chez l’homme. Mais ici nous détaillons l’apport de l’ostéopathie sur le stress, afin de favoriser la grossesse.

Infertilité féminine, quelles sont les causes ?

Une atteinte au niveau des trompes de Fallope

Chez près d’un quart des femmes qui ont des difficultés à tomber enceinte, il s’agit d’un facteur tubo péritonéal. On parle d’atteinte au niveau des trompes de Fallope.

Une lésion au niveau des trompes, qu’elle soit partielle ou totale, empêche le transport des spermatozoïdes vers l’ovule. Et donc la fécondation. Ces lésions peuvent succéder à une maladie inflammatoire pelvienne, ou une chirurgie pelvienne qui a entraîné des adhérences au niveau des trompes. Ou même certaines maladies sexuellement transmissibles, mais aussi l’endométriose, entre autres.

L’endométriose

Il semblerait que 35% des femmes qui ont des difficultés à concevoir un enfant soient atteintes d’endométriose.

Il s’agit d’une atteinte caractérisée par l’apparition d’un tissu, l’endomètre, hors de son lieu habituel, l’utérus. L’endomètre vient alors se fixer sur la paroi de la cavité pelvienne ou abdominale, sur les trompes de Fallope ou encore dans les ovaires. Pour en savoir plus sur cette atteinte, envisagez la lecture de cet article : endométriose et ostéopathie.

Le sujet a gagné en visibilité ces dernières années mais le diagnostic reste encore long. Et de nombreuses patientes ne découvrent leur endométriose que lorsqu’elles rencontrent des difficultés à concevoir.

Une cause utérine

Il peut s’agir d’une malformation utérine congénitale, présente dès la naissance, ou acquise, ce qui empêche notamment la bonne implantation du fœtus dans l’utérus. Il peut s’agir alors :

  • de polypes endométriaux,
  • de fibromes largement développés,
  • d’une maladie auto-immune,
  • ou encore d’un utérus cloisonné, entre autres.

Une altération du col de l’utérus ou des sténoses cervicales

L’infertilité chez la femme peut avoir pour origine des facteurs cervicaux, comme des sténoses ou des lésions, ou encore une altération du col de l’utérus. Conséquence, entre autres, d’une intervention chirurgicale, de polypes ou encore de l’exposition au diéthylstilbestrol (DES).

Des troubles ovariens

Ces troubles constituent environ 50% des causes d’infertilité féminine. Il peut s’agir d’un trouble de la fonction ovarienne due à l’âge comme précédemment évoqué. A partir de 35 environ, la capacité reproductive chez la femme se réduit progressivement.
Attention, elle se réduit seulement. Il est tout à fait possible d’être enceinte jusqu’à la ménopause. Loin de nous l’idée d’alimenter cette idée d’horloge biologique qui viendrait sonner le glas de votre fertilité.

Mais il peut aussi s’agir d’un dérèglement de la fonction endocrine. Des difficultés voire une impossibilité de produire la cellule reproductrice, appelée ovocyte.

Les causes ici sont alors nombreuses, il peut s’agir :

  • d’ovaires multi folliculaires,
  • d’insuffisance ovarienne,
  • de ménopause précoce,
  • d’un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK),
  • ou encore d’anovulation, où l’ovaire n’expulse pas d’ovocyte, ce qui peut être causé par plusieurs facteurs.

Stress et fertilité

Qu’est-ce que le stress ?

Si le stress peut perturber les cycles menstruels, il modifie également la capacité reproductive. Pourtant, le cortisol, hormone représentative du stress physique, n’est pas l’unique cause à l’origine de nos dérèglements. L’alpha-amylase est également un marqueur de stress à prendre en compte, lui davantage représentatif du stress psychologique.

Lombalgies, douleurs aux cervicales, troubles du sommeil, irritabilité, fatigue chronique, etc. Le stress semble être à l’origine de bien des maux et de nombreux dérèglements cellulaires et hormonaux.

Il convient d’abord de bien définir ce qu’est « le stress ». On distingue souvent :

  • le stress physique : violences, prise ou perte de poids, malnutrition,
  • stress psychologique ou émotionnel : anxiété, dépression, etc.

Mais les deux sont au final liés.
Lorsque nous subissons un stress psychologique, cela crée une certaine tension corporelle.

Le stress, un effet domino

Le stress n’est pas vraiment une émotion, mais une réaction en cascade, un effet domino. Une réponse du corps face à une situation, caractérisée donc par des tensions, à la fois psychiques et physiques.

C’est notre système nerveux qui va venir tout « chambouler ». Il augmente notre sécrétion d’adrénaline et de cortisol. Ces hormones viennent alors indéniablement accélérer notre rythme cardiaque et modifier notre flux sanguin. Et c’est lorsque le stress s’étend sur la durée, que le corps ne trouve pas les ressources nécessaires pour se détendre. Ainsi, notre système cardio-vasculaire est sur-sollicité, ce qui impacte alors sur son passage nos systèmes hormonaux et nos défenses immunitaires.

Le stress et l’impact sur le cycle menstruel

Le stress peut aussi influer sur votre cycle menstruel. Cela est dû à l’augmentation de cortisol. Cette hormone vient modifier la quantité d’œstrogènes et de progestérones libérées à la baisse. Ces hormones sont nécessaires à la régulation des cycles menstruels.

Place aux études et aux chiffres

Un institut américain a analysé l’impact du stress sur la fertilité. 373 couples désireux d’avoir un enfant ont participé à l’étude. Comme le cortisol et l’alpha-amylase sont facilement identifiables dans la salive, plusieurs prélèvements ont été effectués au cours de l’année de l’étude.

La majorité des femmes qui ont participé à l’étude sont tombées enceintes au cours de l’année de l’étude. Néanmoins, une concentration salivaire élevée en alpha-amylase réduit la probabilité de concevoir de 29% à chaque cycle. Comparativement aux femmes, qui a priori présentent un faible taux d’alpha-amylase dans leur salive.1 2)

Il faut éviter le stress durant la période d’ovulation

Une autre étude a été menée par des chercheurs, sur 400 femmes âgées de moins de 40 ans, qui étaient sous aucun contraceptif. Ces femmes devaient indiquer quotidiennement sur un document leur niveau de stress ressenti sur une échelle de 1 à 4. Ainsi que d’autres informations qui concernent leur cycle menstruel. Comme la fréquence de leurs rapports sexuels ainsi que leur consommation de caféine, d’alcool et de tabac.

Dans cette étude aussi, leur taux d’hormones de stress a été mesuré, cette fois via l’urine. Ici, les résultats et analyses montrent que la probabilité d’entamer une grossesse est 46% inférieure chez les participantes qui s’estiment stressées durant leur période d’ovulation.3 4

Quand le stress impacte la fertilité de manière indirecte

Le stress peut entraîner un déséquilibre au sein de notre système hormonal.
Que ce soit le stress, et/ou des déséquilibres hormonaux, cela a une incidence sur la libido. La diminution des rapports sexuels causée par le stress réduit ainsi considérablement les chances de concevoir.
Il est aussi fréquent de ne plus considérer les rapports sexuels comme un acte de plaisir. Mais comme moyen de concevoir. Il est souvent difficile de sortir de ce schéma, pourtant (re)trouver une sexualité épanouissante est bénéfique à de nombreux points de vue.

Aussi, le stress a tendance à nous pousser vers des habitudes qui ne sont pas nécessairement les nôtres. Comme une sorte d’exutoire à cet état d’anxiété. Alimentation, café, alcool, tabac, drogues, etc.
Mais toutes ces substances nuisent également à la fertilité.

Enfin, le stress peut entraîner un déséquilibre alimentaire et une variation du poids, qui peut ensuite dérégler le système hormonal.

Quand l’infertilité est source de stress

Avoir des difficultés à concevoir peut aussi être générateur de stress et d’anxiété. Analyses, tests médicaux, perte d’espoir dans le couple, entourage pressant, etc.
Certaines femmes évoquent également un sentiment de culpabilité, “ce qui cloche” chez elles, pourquoi elles n’arrivent pas à être enceinte.
Ces difficultés à concevoir viennent parfois toucher à de nombreux fondements de la personne que nous pensons être. Cela conduit dans certains cas à une importante détresse émotionnelle. De même que des tensions dans le couple.

Infertilité féminine : la place des médecines alternatives

Les médecines alternatives apportent de nombreuses réponses sur le sujet de la fertilité. Notamment lorsque les causes physiologiques sont écartées, ou que la cause de l’infertilité est inexpliquée.

Stress, fertilité et grossesse inespérée

Des histoires sur le stress et la fertilité vous en avez probablement entendues. Des vacances fécondes, des bébés qui arrivent une fois que les parents ont tiré un trait sur le projet, etc.
Ces histoires, bien qu’elles puissent être vraies, sont culpabilisantes.
Si vous n’arrivez pas à avoir d’enfant, c’est votre faute. Vous ne savez pas lâcher prise, vous vous prenez trop la tête, etc.
En somme vous êtes responsable.
Des témoignages de ce genre, vous en trouvez beaucoup. Et souvent, votre entourage vous les rappelle, avec plus ou moins de bienveillance.

Derrière ces expériences individuelles se pose la question de l’impact du stress sur la fertilité. Pourquoi, comment ces personnes ont réussi à concevoir au moment où elles ne s’y attendaient plus ? Quel lien avec le stress et l’anxiété ?

Médecines alternatives et effet placebo

Comme nous allons le voir plus bas, l’ostéopathie permet d’agir de manière objectivement efficace sur de nombreuses sphères en lien avec la fertilité.
Néanmoins, la question de l’effet placebo est importante. Nous avons d’ailleurs un article dédié au sujet : lien interne effet placebo et ostéopathie
Votre état d’esprit face au soin reçu a une incidence. De même que la confiance que vous accordez à votre thérapeute.

Ostéopathie, stress et fertilité

Comme le veut la philosophie de cette médecine complémentaire, l’ostéopathe considère le corps dans son ensemble. C’est également le cas sur le sujet de l’infertilité féminine.

Si le sujet du stress est étudié, ce n’est pas le seul. Toutes les structures et systèmes sont pris en compte. Comme les troubles du système vasculaire ou encore du système nerveux. De même que les troubles psychosomatiques. Ces troubles se manifestent physiquement mais ont pour origine une cause psychique.

Ici, nous faisons un focus sur son action sur le stress, mais retrouver un article complet sur le sujet : fertilité et ostéopathie.

Infertilité féminine due au stress : l’approche de l’ostéopathie

Nous savons que l’ostéopathe peut, via différentes techniques et savoir, avoir une incidence sur votre stress. Et donc à fortiori, un intérêt lorsqu’il s’agit d’aborder les questions de fertilité féminine.

La régulation hormonale

Le stress impacte le système hormonal et son bon équilibre. Système hormonal dont la fonction normale est indispensable à la procréation. Et la sécrétion d’hormones passe par bien des structures.

Grâce à différentes techniques ostéopathiques douces, votre ostéopathe améliore la circulation sanguine et les troubles de sécrétion hormonale.

Les techniques somato-émotionnelle

Ici, les techniques somato-émotionnelles sont particulièrement intéressantes. Elles permettent notamment de lever certains blocages émotionnels et les tensions physiques qu’ils ont engendrées. Ces blocages peuvent être parfois très anciens. Ainsi, identifier ces blocages et en soulager les tensions liées permet de réduire l’état de stress global.

Notes et réferences

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  1. https://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/04/11/22219-pour-etre-enceinte-evitez-stress[]
  2. Étude menée par des chercheurs de la faculté de médecine de l’université de Columbus, Ohio. Résultats publiés dans la revue Human Reproduction[]
  3. https://www.upi.com/Health_News/2016/09/13/Highly-stressed-women-half-as-likely-to-get-pregnant-study-says/8121473770784/#:~:text=Researchers%20at%20the%20University%20of,in%20the%20Annals%20of%20Epidemiology.[]
  4. (Étude menée par des chercheurs l’Université de Louisville. Résultats publiés dans la revue Annals of Epidemiology.[]

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