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Fuites urinaires durant la grossesse : que peut l’ostéopathe ?

Cabinet B

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Approuvé par un·e ostéopathe DO

Vous êtes enceinte et vous êtes sujette aux fuites urinaires ? Ces fuites sont apparues durant la grossesse ou après l’accouchement, durant le post-partum ?
Vous constatez alors qu’un fou rire, un changement de position ou un éternuement déclenchent la fuite urinaire. Pourtant, vous êtes allée aux toilettes il y a à peine quelques minutes. Et vous ne ressentez pas le besoin d’uriner.
Il s’agit sûrement de l’incontinence urinaire. C’est d’ailleurs un trouble fréquent chez les femmes enceintes et après l’accouchement.
Mais qu’est-ce qui cause ces fuites urinaires durant la grossesse et après l’accouchement ? Existe-t-il des solutions naturelles et sans danger pour bébé pour résoudre ce trouble ?

Continence / Incontinence ?

La continence, c’est votre capacité à retenir ou à émettre l’urine et les selles. La continence urinaire est un équilibre entre :

  • les forces d’expulsion : vous poussez pour faire pipi. La commande neurologique volontaire génère ces forces. Mais aussi les pressions abdominales.
  • les forces de retenue de la vessie : vous vous retenez de faire pipi. Ici, c’est le sphincter de l’urètre et du col de la vessie qui déclenche ces forces.

L’urine que vos reins produisent arrive dans un réservoir : la vessie. Et ce réservoir reste fermé grâce à un muscle appelé sphincter.
Quand votre vessie est pleine, l’information est renvoyée vers votre cerveau par stimulation. L’envie de faire pipi se fait alors ressentir. Le sphincter s’ouvre alors et l’urine s’écoule à l’extérieur par un canal appelé urètre.

Deux types d’incontinence

Quelquefois, ce muscle est soumis à des pressions sus-jacentes et peut donner des fuites d’urine incontrôlées lors d’un effort. On parle d’incontinence urinaire d’effort.
Et lorsque ce muscle est hypotendu, c’est-à-dire que la tension artérielle est insuffisante, alors la vessie peine à rester fermée. C’est l’incontinence urinaire par urgenterie.
Voici ces deux types d’incontinence :

  • l’incontinence urinaire d’effort : des fuites plutôt légères surviennent lors d’un fou rire, d’un éternuement, de la marche, de la pratique d’un sport, etc.
  • et l’incontinence par urgenturie : les fuites sont causées par un besoin fréquent, urgent et irrépressible d’uriner.

Lorsque les deux formes d’incontinence sont combinées, on appelle cela l’incontinence mixte.

Au cours de la grossesse, il s’agit le plus souvent d’incontinence d’effort. L’incontinence par urgenterie quant à elle, est plus observée en post-partum, après l’accouchement.

Incontinence urinaire durant la grossesse et en post-partum

Pendant la grossesse, des changements se manifestent. Et certains peuvent déclencher un véritable inconfort. Qu’il s’agisse de fuites urinaires ou encore d’envie fréquente de faire pipi, même s’il s’agit ici d’un autre sujet.

Est-ce que toutes les femmes souffrent de fuites urinaires pendant ou après leur grossesse ?

L’incontinence urinaire pendant et après la grossesse est un trouble assez fréquent. Il concerne d’ailleurs :

  • 30,7% des femmes à 20 semaines d’aménorrhée SA . C’est-à-dire avec absence de règles,
  • et 48% à 36 SA1.

En fin de grossesse, les études évaluent l’incontinence urinaire entre 26,7% à 65,1% des femmes.
Pour finir, l’incontinence urinaire à deux mois après l’accouchement est présente chez 15 à 40% des femmes.

Causes des fuites urinaires pendant la grossesse et après l’accouchement

On observe alors plusieurs causes d’incontinence urinaire pendant la grossesse et en post-partum. Et plusieurs facteurs favorisent ces fuites.

Pendant la grossesse

  • Un relâchement des structures. Pendant la grossesse, votre corps se prépare naturellement à l’accouchement et notamment grâce aux hormones. Celles-ci ont pour rôle de détendre le système ligamentaire et musculaire afin de permettre un meilleur passage de bébé dans le bassin. Le tonus est donc moins important et la contraction est alors insuffisante. Notamment au niveau du sphincter de la vessie.
  • La prise de poids de bébé qui vient augmenter la pression sur votre vessie. Et qui s’intensifie au fur et à mesure des mois et de la gestation de bébé.

Après l’accouchement

  • Les lésions éventuelles. L’accouchement peut provoquer des lésions au niveau des muscles autour de l’urètre. Mais aussi du périnée, ce qui favorise un relâchement du plancher pelvien.
  • Déchirure du périnée.
  • L’accouchement instrumentalisé et l’utilisation des forceps ou des spatules lors de l’accouchement. Ce facteur augmente le risque d’incontinence urinaire après la grossesse.
  • La baisse de tonicité du périnée. Après l’accouchement, le périnée se relâche, et les muscles sont moins tendus. Le risque de fuites urinaires est alors accentué.
  • L’incontinence urinaire pendant et après la grossesse peut être favorisée par d’autres facteurs divers.

D’autres facteurs en cause

  • Constipation.
  • Toux chronique.
  • Consommation de tabac.
  • Pratique de certains sports qui favorisent une trop grande pression au niveau de l’abdomen.
  • Infection urinaire. Si vous êtes sujettes à ces infections de manière chronique, vous pouvez être également plus exposées aux fuites urinaires.
  • Trouble émotionnel. Le stress cause bien des troubles et des tensions. Et peut favoriser l’incontinence. En effet, lorsque vous êtes stressée, c’est tout votre corps qui se tend. Vous pouvez alors ressentir la moindre tension sur votre vessie, avec une envie très pressante de faire pipi. Et bien que la vessie n’est pas pleine.

Également, les chocs émotionnels, les agressions et les violences passées peuvent avoir une incidence sur l’incontinence. D’ailleurs, l’incontinence fécale ou urinaire persistante est l’un des signes d’agression sexuelle fréquemment observé chez les jeunes enfants victimes.

Chez les femmes adultes, le taux d’incontinence des patientes non abusées est de 22% contre 72% pour les femmes abusées2.

Incontinence urinaire durant la grossesse et en post-partum : diagnostic et prévention

Examen clinique

Votre médecin ou gynécologue pose le diagnostic de l’incontinence urinaire grâce à un interrogatoire. Cela permet d’en appréhender les survenues et d’en comprendre le mécanisme, la sévérité et la fréquence. Mais aussi d’identifier les éventuels facteurs favorisants, l’impact sur votre qualité de vie.
Cet interrogatoire permet également de rechercher d’autres symptômes associés. Il peut s’agir d’autres troubles urinaires : cystites, troubles anorectaux au niveau de l’anus et du rectum, etc.
C’est la raison pour laquelle un examen complet est réalisé et un diagnostic différentiel est opéré par votre médecin. Il est en effet essentiel d’écarter des troubles plus graves. Si l’on remarque la présence de sang dans les urines par exemple.
C’est pourquoi des examens complémentaires peuvent être nécessaires. Comme :

  • un bilan urodynamique3,
  • un calendrier mictionnel4,
  • ou des questionnaires validés d’évaluation des symptômes.

Prévenir l’incontinence urinaire durant la grossesse

Des gestes quotidiens peuvent être adoptés pour réduire le risque de fuites urinaires chez la femme enceinte. Vous pouvez notamment :

  • Soulager et traiter vos problèmes de constipation durant votre grossesse,
  • Adapter votre pratique sportive habituelle. Et intégrer des activités douces et sans choc pour votre corps.
  • Réduire votre consommation de tabac. Et n’hésitez pas à vous faire accompagner pour préparer un arrêt sans stress. Vous pouvez en discuter avec votre médecin. Aussi, vous pouvez intégrer des médecines douces pour vous accompagner vers ce travail. Notamment avec l’ostéopathie.

Prévenir l’incontinence urinaire après l’accouchement

Le traitement des fuites urinaires après l’accouchement passe essentiellement par la rééducation du périnée.
Il s’agit d’un ensemble de muscles et de ligaments qui forment une sorte de hamac qui soutient votre vessie. Mais aussi votre utérus et votre rectum. Si ce hamac manque de tonicité, vos organes en sont impactés.
Dans certains cas et lorsque l’incontinence urinaire persiste, une intervention chirurgicale peut être envisagée. Nous vous invitons à en discuter avec votre médecin.

Ostéopathie et incontinence urinaire pendant la grossesse et en post-partum

Votre ostéopathe peut vous accompagner face aux effets indésirables de l’incontinence urinaire.
Les manipulations spécifiques et douces apportent une solution adaptée à chacune. Précisons d’ailleurs qu’aucune technique interne n’est réalisée. Votre ostéopathe ne procède jamais à un touché rectal ou vaginal. Seul votre médecin, gynécologue, sage-femme, ou kinésithérapeute sont habilité·es à y recourir, si nécessaire.
Enfin, consulter votre ostéopathe lorsque vous êtes enceinte, c’est aussi l’occasion de se préparer pour l’accouchement.
Voyons en détail l’approche de l’ostéopathie.

Incontinence urinaire pendant la grossesse : l’action de l’ostéopathe

Votre incontinence urinaire est-elle apparue pendant votre grossesse ? Ou en souffriez-vous avant d’être enceinte ?
La réponse à cette question donne une indication forte sur l’axe de soin à privilégier.
En effet, l’incontinence urinaire apparaît fréquemment durant la grossesse, notamment lors de la première. Votre périnée n’a jamais connu auparavant ce type de pression, exercée par la force de bébé. De même pour les muscles de votre bassin durant l’accouchement.
En revanche, si ce n’est pas votre première grossesse, vous pouvez souffrir davantage d’incontinence par urgenturie. Car votre périnée est préalablement distendu par vos grossesses précédentes.
Toutes ces informations permettent d’orienter votre ostéopathe et d’adapter son soin. Plusieurs points peuvent être traités.

Soutenir le système hormonal

Pendant la grossesse, votre système hormonal connaît de fortes variations. Afin de permettre notamment plus de souplesse au niveau ligamentaire et musculaire. Mais il est important de s’y intéresser lorsqu’il conduit à une laxité trop importante.
Ce système de régulation hormonal se trouve au niveau du crâne. En regard d’un os appelé le sphénoïde. Une dysfonction de cet os par effet successif peut être mise en corrélation avec une perturbation du système hormonal. Comme lors d’une compression à la base du crâne et qui génère des maux de tête par exemple.
Votre ostéopathe va donc redonner de la mobilité à l’ensemble de votre sphère crânienne. Le but est d’enlever les tensions qui perturbent le fonctionnement de votre système hypothalamo-hypophysaire. C’est un système de vaisseaux sanguins qui relie certaines parties du cerveau entre elles.

Rétablir l’ensemble des structures osseuses

Votre ostéopathe s’intéresse aussi au système mécanique de votre corps. C’est-à-dire votre squelette et son articulation. Ce qui passe par une observation manuelle et visuelle de votre corps. Votre posture lorsque vous marchez, vous vous penchez, etc.
Cette observation vérifie si un positionnement d’os ne vient pas perturber le fonctionnement physiologique de la zone : nerveuse, vasculaire, mécanique. En effet, un blocage au niveau du système d’innervation de la vessie peut entraîner des incontinences urinaires par exemple. Cette zone regroupe votre sacrum, votre coccyx et vos dernières lombaires.

Accompagner votre système musculaire

Votre ostéopathe accorde aussi une attention toute particulière à votre système musculaire. Qui sert de hauban à votre bassin. Nous pouvons le visualiser par exemple comme un hamac tonique suspendu entre votre pubis et votre coccyx. Il peut être contracturé, mais aussi irritant. Ce qui vient alors comprimer le système vasculaire ou nerveux de votre périnée.
Durant la grossesse, l’adaptation permanente du bassin soumet votre système musculaire à des tensions. Ce qui impacte notamment les muscles de votre colonne. Et donc, à fortiori, votre posture.
Votre ostéopathe veille alors ici au relâchement de ce système. Et égalise les tensions des muscles du bassin, de la colonne mais aussi du diaphragme.

Éviter les adhérences cicatricielles

Vous avez peut-être subi une intervention chirurgicale ? Comme une césarienne ou une épisiotomie lors d’un précédent accouchement ? Alors, la cicatrice de ces actes crée des adhérences cicatricielles. Ce qui empêche un fonctionnement optimal des muscles du plancher pelvien. Ces mêmes muscles qui interviennent lors de la miction, lorsque vous faites pipi.
Cette cicatrice peut être plus ancienne encore et faire suite à une précédente opération. Comme une appendicectomie pendant l’enfance ou l’adolescence. Bien que les techniques ont évolué pour cette intervention, cela peut créer des adhérences cicatricielles. Ce qui donne alors un défaut de glissement de vos structures sous-jacentes. Comme celles de la vessie. Aussi, si vous avez réalisé une chirurgie réductrice ou une sleeve le remodelage des viscères et leurs places peuvent avoir une incidence sur les fuites urinaires.
Consulter votre ostéopathe après une opération chirurgicale permet de favoriser le processus de cicatrisation. Et contribue à réajuster les perturbations qui favorisent ces fuites urinaires.

Fuites urinaires après l’accouchement : l’action de l’ostéopathe

Ici aussi, il s’agit de savoir en premier lieu si les fuites urinaires sont apparues durant le post partum. Ou à contrario, pendant la grossesse.

Rééducation du périnée après l’accouchement

Après l’accouchement, vos fuites peuvent être causées par un traumatisme du système ligamentaire et musculaire du bassin et du périnéé. Et plus largement à l’hypotonie de votre périnée. C’est-à-dire à son manque de tonus.
Durant la grossesse, votre périnée se distend afin de préparer l’arrivée de bébé. Mais certains facteurs peuvent aggraver cette distension. Comme l’utilisation d’instruments lors de l’accouchement, un passage plus difficile de bébé à la sortie. Lié à son diamètre ou à la largeur de votre bassin.
Cette hypotonie peut alors causer des fuites urinaires. Mais aussi, dans certains cas, une incontinence anale en post-partum.
L’action de votre ostéopathe consiste alors à redonner la tonicité à tout votre système périnéal. Le soin en rééducation périnéale est complémentaire au travail entrepris avec votre kinésithérapeute ou votre sage-femme. Le travail en synergie permet une stimulation musculaire complémentaire sur la tonicité des fibres musculaires.

Un prolapsus vésical ou utérin

L’accouchement peut aussi causer un prolapsus vésical ou utérin, c’est-à-dire une descente d’organes. La pression sur la vessie est alors augmentée et accentue l’incontinence.
Votre ostéopathe peut vous accompagner à travers votre programme de soin global. Ainsi que l’ensemble de votre équipe médicale. En effet, votre kinésithérapeute travaille sur votre rééducation. Et donc sur la réappropriation de vos sensations sensitives et motrices. Votre ostéopathe travaille plutôt sur la reprise saine de vos fonctions physiologiques quelles qu’elles soient : neurologiques, musculaires, vasculaires, etc.

Notes et réferences

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prendre rendez-vous
  1. https://www.passeportsante.net/famille/grossesse?doc=incontinence-urinaire-grossesse[]
  2. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3894419/[]
  3. https://sante.lefigaro.fr/sante/examen/bilan-urodynamique/comment-cela-se-passe[]
  4. https://www.urofrance.org/fileadmin/medias/scores/catalogue-mictionnel.pdf[]

Rédigé par

Cabinet B

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